les activités
 
- ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES BEAUX ARTS DE LORIENT

Lorient
Le 3 mars 2004


à l’invitation de Nicolas Barrié

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Raphaël BOCCANFUSO - Julie-Christine FORTIER - Maïder FORTUNÉ - Jérôme GRAS - Paul HORN et Harald HUND - Nathalie JOHANNES - Thierry LAGALLA - Pascal LIÈVRE - Sabine MASSENET - Jaap de RUIG

Nombre d’étudiants et de spectateurs : 80

crédit photographique : © Raphaël Boccanfuso (Transcommunication)


Raphaël BOCCANFUSO (France) :
Transcommunication. 23 min - 2003.
production Synesthésie
"Transcommunication" est construit comme un reportage. Le film expose trois points de vue sur un "fait" photographique dont l’origine est une image prise par Céline Saas en 1991. En effet, cette jeune femme réalise une photographie, un autoportrait chez elle dans son salon qui révèle au développement le visage d’une femme sur l’écran de la télévision éteinte. Ce phénomène d’apparition et d’enregistrement d’une présence s’appelle transcommunication : il est la manifestation non rationnelle, surnaturelle, visuelle ou sonore d’une présence, généralement d’un mort, par des moyens de communication et de transmission (radio, télé...). Ce phénomène, qui a été identifié, est l’objet d’études parascientifiques. Le film présente un montage de trois entretiens filmés :
- Céline Saas témoin numéro 1,
- un sémiologue spécialiste de la photo, Sylvain Lizon,
- un spécialiste des phénomènes de transcommunication, Yves Lignon.
Le discours de chaque interviewé recadre l’expérience avec sa conception de la réalité et son système d’interprétation.

Sabine MASSENET (France) :
Comment tu le trouves ? 3 min 30 - 1997
Vidéo réalisée à partir de la première phrase d’Aurélien de Louis Aragon :
“La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouve franchement laide.”
J’ai donné à une vingtaine de femmes le portrait d’Aragon à l’âge de 20 ans par Man Ray (L’âge d’Aurélien dans le roman). Je leur pose la question : “Comment tu le trouves ?”
Aucune d’entre elles n’a reconnu Aragon.

Pascal LIÈVRE (France) :
Abba Mao. 4 min - 2001
Pascal Lièvre réalise le play-back de la chanson Abba Mao devant un fond rouge en se maquillant le visage lui-même en rouge. Texte de Mao Zedong ; extraits de citations du petit livre rouge chapitre XXXII - La culture et l’art - 1966

Paul HORN - Harald HUND (Autriche) :
Tomatoheads. 6 min1 5 - 2001
Une journée dans la vie d’un couple tout ce qu’il y a de plus « normal » au détail près qu’ils ne semblent pas avoir les pieds sur terre !

Jérôme GRAS (France) :
- Choc. 3 min 10 - 2004
Une confrontation radicale au "white cube" qui laisse des traces et pourrait bien aussi laisser quelques séquelles...
- Testing. 3 min - 2002
Une compilation d’actions marquées par la tentative, l’échec pour sonder le réel et ses contingences...
- Crash-test. 2 min - 2001
Petit manifeste pour une pratique radicale de la sculpture. Une table de camping fait l’objet d’une série de tests donnant lieu à d’invraisemblables réactions en chaîne... Une tension s’installe entre le sujet et l’objet par un jeu de cause à effet : la domestication du réel peut se révéler plus compliquée qu’elle n’y paraît...

Nathalie JOHANNES (France) :
Dripping. 2 min 30 - 2003
J’ai souvent le sentiment d’une Force vitale, qui en un mouvement de contraction et d’expansion, manifeste les 4 éléments eau, feu, air, terre, puis les formes animales et végétales. Dans mes vidéos, je les utilise comme symboles du déploiement de cette force. Le rapport entre cette énergie et les activités humaines, le mouvement comme processus de transformation, la cohésion ou dissolution, la nature comme conscience incarnée, l’amplitude et la contraction du temps sont des thèmes fréquemment abordés. La structure narrative est simplifiée, le travail sur le rythme et la vibration privilégié, la durée courte, afin d’en garder l’intensité brute.

Jaap de RUIG (Pays-Bas) :
« I love video. It is image, sound and word. It is fantasy and realism. Video is suitable for documentaries, animation, cartoons, movies, music videos and commercials. I love it because it is a medium that easily connects with our daily existence. It is like fire, both useful and dangerous. It can cherish and desillusion. It can be democratic or surpressing, a tool in the hands of activists as well as the government... » Jaap de Ruig, décembre 2002.
- Fairytale of the five little mice. 3 min- 2000
- week 12. 5 min - 2000
- Man. 2 min - 1999

Julie-Christine FORTIER (Québec)
- Line up. 1 min 30 - 2001
Feu !
- Rien ne va plus. 2 min10 - 2002
La rotation et les effets hypnotisants qui sont recréés dans cette vidéo-performance ouvrent un espace abstrait tout en rappelant l’environnement ludique du divertissement à travers le travail sonore réalisé.

Maïder FORTUNÉ (France) :
Everything is going to be alright. 7 min - 2003
À l’intérieur d’un cube blanc, un corps quasi nu saute et rebondit inlassablement sur les trois parois de l’espace fermé. Le cube blanc qui semble repousser l’humain en même temps qu’il le retient, est espace de suffocation. La répétition inlassable du saut (le son qui l’accompagne scande comme autant de coups) rend la promesse de sortie définitivement caduque.
Au fur et à mesure, les effets de ralenti opèrent une bascule du regard, au-delà de la violente contrainte spatiale qui lui est imposée. Le corps semble faire l’expérience de son inaliénable créativité, proche et lointain, le point de croisée des possibles trajets, le point d’une immobile mobilité.

Tilo LAGALLA (France) :
Partida 2. 10 min - 2001
"Si l’art est la mise en oeuvre de la vérité (M.Heidegger), alors Lagalla est un artiste.
Il nous propose ses vidéos, petits films démystificateurs, pour mettre à bas nos glorioles, nos vanités, nos centrismes, et autres pathologies de la vie quotidienne. Regarder les images du niçois, c’est se retrouver en présence d’un gobie, d’un pigeon, d’une aubergine, d’une pomme de terre et d’un Lagalla qui pratique la vidéo comme un sport de combat. Les films sont en niçois traduits de l’anglais, le français court-circuité et renvoyé au rang de patois : magnifique mise en forme du rapport local-universel. Lagalla élague les images, la narration, le verbe, pour garder le plus petit dénominateur humain commun ". J.Arieri

 
 
 
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