les activités
 
- Ensci/Les Ateliers

48 rue Saint Sabin 75011 Paris
Le 20 octobre 2003


“VILLEVISIONS”

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Corinna SCHNITT - Augustin GIMEL - Christian BARANI - I.A.T. - Jaap de RUIG.

Nombre d’étudiants et de spectateurs : 90

crédit photographique : © Jaap de Ruig (Le stoïque)


Corinna SCHNITT (Allemagne) :
The sleeping girl. 16mm. 9 min - 2001
Un quartier d’habitations résidentiel d’une ville énigmatique totalement désertique. Dans une atmosphère fantomatique et inquiétante par son manque de vie, seule la présence humaine d’une voix sur un répondeur téléphonique vient rompre ce silence.

Augustin GIMEL (France) :
- L’Œil lourd du voyage mécanique. 3 min - 2003
Paysage rotatif, carte postale en mouvement, le lac Anosy à Antananarivo (Madagascar) considéré comme un espace à entreprendre selon ses propriétés.
- Je n’ai pas du tout l’intention de sombrer. 4 min 45 - 2002
Magma de béton, de verre et de métal d’où émerge une fente claire, faille-frontière entre obscurité et lumière. Lutte du concret et de l’éthéré.
- N/E/S/W. 4 min - 2002
Deux personnes se font face, chacune filme l’autre. Ces deux personnes se déplacent autour de Central Park (New- York), chacune sur un trottoir, séparées par la rue. L’une d’elle a Central Park comme décor tandis que l’autre évolue sur les immeubles de bordure. Chaque instant de cette révolution est enregistré de deux points de vue opposés, chacun filme l’autre et en même temps l’espace qui les sépare, la rue, les gens et les voitures qui la parcourent, ses événements. Ce qui unit ces points de vue les sépare, la limite entre territoire intérieur et territoire extérieur se crée.

Christian BARANI (France) :
URBAN VIDEO, Almaty (Kazakhstan). 14 min 30 - 2002
La dérive produit une attitude, une forme assujettie au hasard et fait apparaître une vision personnelle de la ville traversée. Dans cette dérive, un trajet s’invente, un trajet qui tient compte à la fois de la géographie physique mais aussi de ma relation psychique à l’espace et aux personnes. Cette marche dans la ville devient une performance dont le résultat est une forme plastique, documentaire.
Le territoire est représenté comme une expérience.
Dans ce rapport à la représentation de la ville, l’improvisation structure le désir de filmer et chaque plan n’est jamais tourné deux fois. L’intuition me fait déclencher l’enregistrement, sans jamais savoir ce qu’il va se produire.
Filmer devient ainsi un acte performatif.
Avec ce dispositif, l’instant où la caméra pénètre le réel et le modifie, apparaît et questionne le processus “documentaire”. Cette dérive prend la forme d’un montage d’ambiances singulières liées à la diversité des espaces urbains traversés et des personnes rencontrées. Elle produit un collage urbain, une vision personnelle et esthétique de la ville.
Urban video est une série qui s’enrichit et se construit dans le temps.

I.A.T. (Anne CLEARY et Denis CONNOLLY) (Irelande) :
Les Scènes du boulevard (extraits) 15 min - 2002
Un studio de production est installé dans un appartement, au 5ème étage, surplombant un boulevard du nord de Paris. Sous l’œil orwellien de la caméra, la vie quotidienne ou exceptionnelle du quartier succombe à la démarche expérimentale des deux réalisateurs. Performances burlesques ou musicales, chorégraphies, témoignages : le satyre d’IAT questionne la paranoïa sécuritaire, l’intégration des cultures et la place de l’artiste dans la ville.

Jaap de RUIG (Pays Bas) :
Screening Europe
« I love video. It is image, sound and word. It is fantasy and realism. Video is suitable for documentaries, animation, cartoons, movies, music videos and commercials. I love it because it is a medium that easily connects with our daily existence. It is like fire, both useful and dangerous. It can cherish and desillusion. It can be democratic or surpressing, a tool in the hands of activists as well as the government... » Jaap de Ruig, décembre 2002

 
 
 
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