les activités
 
- éof

15 rue saint Fiacre 75002 Paris
Le 26 juin 2003


à l’invitation de Serge Ramon et Kiko Herrero

VIDÉOS À LA CARTE

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Laëtitia BOURGET - Enna CHATON - Loïc CONNANSKI - Isabelle DEHAY frédéric dumond - Maïder FORTUNÉ - Julien GOURBEIX - Nathalie JOHANNES - Tilo LAGALLA - Edouard LEVÉ - Sabine MASSENET - David ORTSMAN - Chris QUANTA - Cyril ROUGE - Franck et Olivier TURPIN - Aymeric VERGNON-d’ALANÇON

Nombre de spectateurs : 70

crédit photographique : © Julien Gourbeix (Le bal)


Laëtitia BOURGET (France) :
Coquillages et Crustacés. 7 min - 2002
musique : entité sonore Gangpol Ins.
Une promenade sur la plage ensoleillée à ramasser des coquillages, qui s’achève par une baignade parmi les sacs plastiques en suspension. Cette promenade est rythmée par le thème musical de La Madrague : “Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés, qui l’eut cru, déplorent la perte de l’été qui depuis s’en est allé...” Par moment, une voix nous invite à la détente et à la méditation.

Enna CHATON (France) :
Propos, titre provisoire ; 2. 12 min 47 - 2001
Sur l’orgasme
Des personnes répondent à deux questions :
1- que diriez-vous sur l’orgasme ?
2- quelle couleur donneriez-vous à l’orgasme ?
Le corps des modèles n’est pas à l’image. Seule est visible la couleur que chacun a choisie pour dire son orgasme.
L’ensemble de ces couleurs se succèdent à l’image. Succession que rythme la bande sonore où défilent les voix des modèles interrogés.

Loïc CONNANSKI (France)
Auto-filmeur acariâtre et prétentieux. Inventeur de la caméra DV, du montage virtuel, de l’interactivité et du ready-bad. En général les imbéciles n’aiment pas son travail. Loïc Connanski.
- TV emploi. 2 min 15 - 1994
La crise est sans issue.
- Aujourd’hui. 3 min 15 - 1995
L’Autre est un fantôme qui nous tyrannise.
- Menu. 1 min - 1995
La survie est le degré zéro de la vie. Ça peut être une ambition.
- L’homme le plus chiant du monde. 3 min 10 - 1995
La vidéo la plus chiante du monde.
- 3615 Cracovie. 5 min 15 - 1995
Écouter les autres faire l’amour peut rendre alcoolique.
- Adidas. 1 min 35 - 1995
La classe moyenne n’est pas moyenne, elle est nulle. Le savoir rend la vie difficile.
- Lézard. 45 s - 1995
L’appartement : lieu du temps intime.
- El pueblo. 1 min 10
Vengeance virtuelle, ça fait du bien quand même.
- Je passe. 35s - 1995
"Les français sont des veaux." (Ch. De Gaulle)

Isabelle DEHAY (France) :
- Mes doubles. 16mm. 6 min - 1999. Noir et blanc
La marche rythmée d’un homme dont l’ombre se dédouble, à travers un paysage fragmenté.
- Interlude "Echelle". 16 mm. - 2001
- Sisyphe, une machine rotative à sucion. 16mm. 3 min 30 - 1997. Noir et blanc
Film témoin de la construction d’une machine cinématographique. Celle-ci s’inspire du mouvement perpétuel qui pousse Sisyphe, condamné par les dieux mythologiques à sans cesse hisser sa pierre.

frédéric dumond (France) :
Les téléfictions.
Les téléfictions sont un ensemble de pièces vidéos réalisées à partir d’émissions télévisées, principalement de séries américaines omniprésentes, parfois d’entretiens. Ce sont de courtes vidéos où chaque personnage se passe la parole, et produit ainsi un récit que le montage construit. Chacune est une fiction et un essai video qui utilise les émissions télévisées comme un matériau de travail brut. Il s’agit d’en isoler des fragments qui permettent de basculer les séquences retenues sur un tout autre plan narratif et conceptuel, de manière à constituer un univers totalement différent, tout en conservant la trace de son origine.
- téléfiction #2. 2 min 30 - 2003
- téléfiction #3. 3 min - 2003

Maïder FORTUNÉ :
Totem. 9 min 40 - 2001
Le visage d’une adolescente en plan serré. Prise dans un mouvement vertical hypnotique, évoquant le sautillement d’un jeu de corde, la figure est surprise aux variations d’un ralenti qui vient peu à peu décomposer le défilement fluide en images presque fixes. Celles-ci déteignent les unes sur les autres par un effet de filet et rémanence défigurant le visage, jusqu’à laisser apparaître le squelette qui le soutient.

Julien GOURBEIX (France) :
Le Bal. 6 min - 2002
Recomposition anachronique de la préparation d’un bal. Au rythme d’un montage qui entrelace différentes strates de la réalité d’un suivi documentaire, le film en restitue une trace abstraite comme un souvenir vidéographique.

Nathalie JOHANNES (France)
J’ai souvent le sentiment d’une force vitale, qui en un mouvement de contraction et d’expansion, manifeste les 4 éléments : eau, feu, air, terre, puis les formes animales et végétales.
Dans mes vidéos, je les utilise comme symboles du déploiement de cette force.
Le rapport entre cette énergie et les activites humaines, le mouvement comme processus de transformation, la cohésion ou dissolution, la nature comme conscience incarnée, l’amplitude et la contraction du temps sont des thèmes fréquemment abordés. La structure narrative est simplifiée, le travail sur le rythme et la vibration privilégiés, la durée courte, afin d’en garder l’intensité brute.
- Le mur. 1 min 50 - 2003
- earth one. 1 min 50 - 2003
- dripping. 2 min 30 - 2003

Tilo LAGALLA (France) :
programme 2. 12 min 30 - 2003
Si l’art est la mise en oeuvre de la vérité (M.Heidegger), alors Lagalla est un artiste. Il nous propose ses vidéos, petits films démystificateurs, pour mettre à bas nos glorioles, nos vanités, nos centrismes, et autres pathologies de la vie quotidienne. Regarder les images du niçois, c’est se retrouver en présence d’un gobie, d’un pigeon, d’une aubergine, d’une pomme de terre et d’un Lagalla qui pratique la vidéo comme un sport de combat. Les films sont en niçois traduits de l’anglais, le français court-circuité et renvoyé au rang de patois : magnifique mise en forme du rapport local-universel. Lagalla élague les images, la narration, le verbe, pour garder le plus petit dénominateur humain commun ". J. Arieri

Edouard LEVÉ (France) :
Anamorphoses. 12 min 30 - 2000
Principe :
une feuille est posée sur un tourne-disque. Elle annonce une figure géométrique ((un carré, un rond...) ou un mot (un concept (réalisation, aveuglement...) ou encore un nom d’artiste ou d’écrivain)). Puis une deuxième feuille, vierge, est placée sur le plateau. Le mouvement du tourne-disque est lancé. Un dessin est réalisé ou un mot est écrit sur la feuille en rotation. La feuille est arrêtée, et donnée à voir quelques secondes. Le dessin qui apparaît n’a qu’un rapport imaginaire avec ce qui a été annoncé, le modèle ayant été anamorphosé par le mouvement circulaire. Le processus est répété, explorant les rapports qui se tissent entre une figure et une légende qui ne coïncident plus.

Sabine MASSENET (France) :
Le meuble italien. 4 min 30 - 2003
Un récit de Maupassant narrant les aventures d’un fétichiste, des images extraites de publicités pour les shampoings et les colorants capillaires, un petit essai sur l’attirance maladive, la fascination que nous pouvons tous un jour éprouver pour la boîte à images.

David ORTSMAN (France) :
Le divorce. 7 min 30 - 2003
Des parents divorcés se tirent dans les pattes en utilisant leur fille comme messager. Une fille pas si innocente que ça...

Chris QUANTA (France) :
« Quanta moi ». extraits.
En utilisant le principe de l’auto-filmage, mes premières aventures vidéos voulaient se limiter à raconter de petites histoires. Très vite, un personnage récurrent est apparu, que l’on retrouve dans Alter Ego Video. Probablement une part de moi-même, mais aussi un personnage de transition qui est là comme un point de rencontre entre celui qui raconte et celui qui regarde. Les situations dans lesquelles ce personnage évolue sont scénarisées et se réfèrent à des micro-évènements, de simples objets, des images, des souvenirs... Parce que l’on est parfois dépassé par les aléas de la vie, parce que l’on regarde en arrière, parce que l’on a peur de l’inconnu, parce que le temps, parce que les femmes, parce que la certitude se construit peut-être sur un ensemble de doutes...
- Photo du siècle. 3 min 21 - 2001
Le génie est dans la boite...
- Marcel. 3 min 22 - 2001
Sculpture fraîche...
- Trinité. 3 min 11 - 2003
Le produit miracle...
- Monpazier. 3 min 34 - 2002
On n’est pas de marbre !
- Nostalgie. 3 min 10 - 2002
De ma madeleine en tube...
- Suspense. 3 min 40 - 2003
Une sieste interrompue...
- Hôtel du festival. 2 min 36 - 2003
C’était du cinéma...

Cyril ROUGE (France)
- (Respirer). 4 min 30 - 2001
Un sein respire, bientôt de manière oppressée, tantôt avec aisance. Des femmes se noient, ou sont noyées, dans une baignoire. Une version élidée de Barbe Bleue, pour Ophélie(s) de salle de bain.
- Sans titre. 5 min 30 - 2002
La dissolution du morceau de savon en forme de crâne dans une vasque, sous un flux d’eau variable. Le crâne apparaît au lieu d’un trou d’évacuation, il fond au contact de l’eau, puis devient informe.

Franck et Olivier TURPIN (France)
L’expérience du double.
« ...Le turpin-turpin, être non identifié, se déplace en paire siamoise. Depuis son enfance, ledit phénomène remplit les albums-photo ainsi que des mètres de petits films super 8. Ces représentations opèrent un redoublement du double qui en accentue encore l’homothétie des deux homo-sapiens. Les jumeaux Franck et Olivier Turpin en sont le centre, excluant les autres personnages qui s’effacent afin de révéler mieux cette incidence. Le jeu de rôle est là, simple et complexe. Franck et Olivier Turpin y sont entraînés depuis leur naissance surprenante et accidentelle. Et "Les Siamoiseries", "la Boxe, "la luTTe" et "Les demoiselles" sont enregistrées, telles des grimaces corporelles que ne renierait pas la physiognomonie, selon des modes de déplacement voisins du ressort et de l’effort burlesque et moderne d’un Jacques TATI. Les actions des acteurs forcent une mise en situation où le parcours dans le paysage revêt parfois la magie de la simple apparition. » Lise Guehenneux - septembre 1998
- Introduction à la luTTe. 2 min 25 - 1998
- luTTe II. 55 s - 1998
- luTTe III. 2 min 25 - 1998
- Les mécanos. 2 min 20 - 1998
- Boxe 2. 3 min 05 - 1999
- Boxe 3. 2 min 15 - 1999
- Boxe 4. 3 min 28 - 1999
- Balance. 2 min 50 - 1999
- Rollers. 1 min 45 - 1999
- Le test de l’arbre. 2 min 53 - 2000

Aymeric VERGNON-d’ALANÇON (France) :
L’Arrêt. 4 min 20 - 2003
« Oublier l’autre, s’oublier soi-même. Gravir sans fin l’escalier de l’amour, voir la neige tomber et saisir au rétroviseur d’un taxi le visage des souvenirs. Dialoguer enfin par les intertitres, les interstices de la mémoire. »

 
 
 
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