les activités
 
- mixMédia #2 à 3015

19 bis rue de cotte 75012 Paris
Le 12 décembre 2002


à l’invitation de Philippe Charles
le 3015

MixMEDIA#2 : Un chef cuisinier travaille dans un “tunnel” aménagé en cuisine, fermé par une porte, débouchant sur l’espace de projection. Des tables sont dressées et accueillent 40 convives qui auront réservé. Le repas raffiné qui leur sera servi est préparé dans la “cuisine-tunnel”. Des sélections de vidéos et de films expérimentaux sont projetées en quatre ou cinq séquences au cours de la soirée. Pour ces 4 soirées, le gustatif, l’olfactif, l’auditif et le visuel sont mixés dans une valse “transversale’’. mixMEDIA propose des croisements, des connexions paradoxales et complémentaires, des interférences alternées et simultanées qui respectent les œuvres de chaque artiste afin de rendre claire sa pratique et de permettre qu’elle ne soit l’otage consentant des parasites sonores et humains inévitables des espaces d’exposition et repose sur un concept d’humanité : l’art de “mettre ensemble”. mixMÉDIA #2 est placé sous le signe du grand écart, celui du participant confronté à l’hétérogénéité radicale de chaque proposition.

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Robert ARNOLD - Christian BARANI - frédéric dumond - Sandra FOLTZ - Agnès GEOFFRAY - Fabrice GUYOT - Paul HORN et Harald HUND - Germain HUBY - Tilo LAGALLA - Sabine MASSENET - Arnold PASQUIER - patrickandrédepuis1966 - Corinna SCHNITT - Aymeric VERGNON-d’ALANÇON

Nombre de convives : 40

crédit photographique : © Philippe Charles


- SÉQUENCE I -

Sabine MASSENET (France) :
Sans titre. 1 min. - 2002
Des femmes au régime dégustent leur yaourt maigre...

Germain HUBY (France) :
- Germain fait sa télé. 2000/2002
Dans cette série qui se découpe en plusieurs épisodes, l’artiste incarne un personnage dont le quotidien pourrait ressembler à « Monsieur tout le monde ». Cependant, un dédoublement de la personnalité s’opère sur ce personnage qui ne s’exprime qu’avec les voix des protagonistes de la télévision.
- # épisode 1 : urgences. 5 min.
- # épisode 2 : qui veut gagner des millions. 3 min. 20

Paul HORN - Harald HUND(Autriche) :
Tomatoheads.6 min. 15 - 2001
Une journée dans la vie d’un couple tout ce qu’il y a de plus « normal » au détail près qu’ils ne semblent pas avoir les pieds sur terre !

Tilo LAGALLA (France) :
Partida 2. 10 min. - 2001
Petites saynètes drolatiques et incisives par un vidéaste niçois.


- SÉQUENCE II -

frédéric dumond(France) :
Harangue. 3 min. 30 - 2002
Un personnage (l’auteur, le vidéaste), debout sur un tréteau.
Les mouvements faits pour se maintenir en équilibre sont aussi des gestes d’orateur... Quelles possibles prises de position ? et dans cette position, quelle fin ?

Agnès GEOFFRAY (France) :
Stam. 3 min. - 2002
Une personne bègue raconte une situation de rencontre.

Arnold PASQUIER (France) :
- Réalisations (extraits). 2002
- C’est ça, l’amour. 2 min. 03
Un visage émerge à peine d’une nuée blanche (Arnold Pasquier, filmé par Franck Lambert).
Une main entre dans le champs, caresse le visage, s’attarde sur la joue, glisse sur les lèvres, sort. Une voix chuchote une chanson d’amour... ça, c’est l’amour.
- Telefonando. 2 min. 58
Un visage, celui de Franck Lambert, émerge de l’obscurité. Il apparaît puis disparaît, se compose et se décompose, s’étire monstrueusement, se reforme pour se transformer à nouveau, au gré d’une chanson de Mina passée à l’envers. Les sous-titres de la chanson italienne, qui en suivent le développement dans la version originale à l’endroit, racontent une séparation amoureuse.
- Enchaînés. 1 min. 59
Un homme lèche la table, puis le bras d’un autre homme. Les sous-titres développent le récit d’une passion amoureuse.
- Montesanto. 2 min. 42
Un jeune couple est assis dans la station du funiculaire de Montesanto, à Naples. Il la serre dans ses bras, l’embrasse. Les sous-titres extraits de la scène du balcon du film "Une place au soleil" de George Stevens accompagnent et révèlent l’intensité de la relation.

Corinna SCHNITT (Allemagne) :
Schloss solitude. 16mm. 10 min. - 2002
Dans la tradition de la musique d’opéra, un duo dans un château baroque.
Une femme chante « I am someone special » en se regardant dans un miroir.
Soudain, un chœur de policiers lui répond.


- SÉQUENCE III -

Fabrice GUYOT (France) :
- Dicentrisme
La place des choses, le lieu des causes, la lumière s’installe. L’établissement saccadé des représentations, l’espace délimité des vues et des objets, des cartes par milliers sur quelques mètres carrés, cette obstruction optimisée multiplie les possibilités, les points de vues. C’est un terrain de jeux de cartes, les joueurs se placent. L’établissement de sa propre mise à distance, de son positionnement :
Comment dois-je me situer ? Que dois-je penser ? Et il y a toujours ces regards-camera qui tenteraient de nous faire croire que l’arrosé arrose.
De notre faculté contingente de créer les choses et l’autre, d’imaginer la beauté, ce voile de la réalité, ce filtre qui nous est individuel mais ambigument réductible : la certitude qu’implique notre regard premier.
- En bez de las cosas. 2 min. - 2001
- D’un côté, l’autre. 1 min. - 2001
Prendre des notes et laisser les choses en suspens, en devenir, en demain, en demande. C’est ce filtre modulable que l’on donne à voir d’un côté. L’autre s’affaire dans une quête, en toute ignorance, dont les finalités semblent mortes et communes et ne nous regardent pas. Des mémoires d’outre-mer ?
- Oh ! 2 min. 30 - 2001
Trouver ou retrouver son filtre originel, quasi matriciel : Oh !
Remettre en doute cette certitude de bien-être là, d’y croire et de le faire croire.

Robert ARNOLD (USA) :
Triptych. 10 min. - 2000
Une vue d’une fenêtre qui donne sur la place Wielkapolski, à Poznan, Pologne.
L’espace, divisé en trois par deux arbres, reste immobile. Pas le temps.

Corinna SCHNITT (Allemagne) : The sleeping girl. 16mm. 9 min. - 2001
Un quartier d’habitations résidentiel d’une ville énigmatique totalement désertique. Dans une atmosphère fantomatique et inquiétante par son manque de vie, seule la présence humaine d’une voix sur un répondeur téléphonique vient rompre ce silence.


- SÉQUENCE IV -

patrickandredepuis1966 (France) :
Holderlin. 2 min. 50 - 2002
Un destin brusque avait juré la mort de notre amour
"Je me souviens de ce voyage comme d’un non-voyage." PAdepuis1966.

Sandra FOLTZ (France) :
La femme à plusieurs voix. 5 min. 17 - 2002
La femme à plusieurs voix interroge l’identité d’un personnage à travers le timbre d’une voix.
Cette vidéo a été conçue à partir d’un questionnement sur la manière de lier de manière crédible la parole, le texte et l’image. J’ai choisi volontairement de me limiter à des éléments très simples : un personnage, un lieu, un texte. Du fait de la présence du livre à l’écran et de la lecture, le texte n’appartient pas au personnage qui le dit. Il n’y a pas de jeu d’acteur. C’est la voix seule par son timbre qui se charge de tracer l’identité incertaine du personnage présent à l’écran.

Aymeric VERGNON-d’ALANÇON (France) :
Rapt in a mirror.
6 min. 45 - 2002
Quelques mots sur l’origine : des photographies autrefois prises dans un hôtel de Londres, sans aucune mise en scène. De cette capture intuitive semblait surgir une fiction, une double fiction.
La première, celle de cet événement obscur : une amorce narrative, une femme dans une salle de bain, la menace d’un homme, les prémices du rapt, de la capture violente et/ou du ravissement. Puis la seconde fiction, celle d’images qui n’en finissent plus de se déployer, tissant leurs rets sur le secret même de l’événement et sur la spécularité du regard.
L’œil (la "pulsion scopique" du voyeur aussi bien) n’en finit plus de faire proliférer les images jusqu’à l’effarement.
Un nuage passe.

Christian BARANI (France) :
Staber Mater. 5 min. - 2001
Mise en images du Staber Mater du quatuor vocal de Giovanna Marini.
Un soir, en Italie, au bord du fleuve l’Arno, des images abstraites pénètrent la caméra dans un plan séquence, je pense à Fra Angelico.

 
 
 
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