les activités
 
- FESTIVAL LE LIVRE ET L’ART au Lieu Unique

2 rue de la Biscuiterie 44000 Nantes
Le 25 mai 2002


à l’invitation de Patricia Buck et Jean Blaise

“Le langage”

ARTISTES PRÉSENTÉS :

Christian BARANI - Nicolas BARRIÉ - yann beauvais - Laëtitia BOURGET - Gérard CAIRASCHI - François DELEBECQUE - frédéric dumond - Robin DUPUIS (Perte de signal)- Andreas GEDIN -Olaf GEUER - Patrick HÉBRARD - Tilo LAGALLA - Pascal LIÈVRE - Sabine MASSENET - Valérie MRÉJEN - RAMSA - Roland SCHÄR - Annabel VERGNE.

INSTALLATION :
patrickandrédepuis1966 : Album. 94 min - le 21 Janvier 1998
Vidéoperformance. Trois litres de Charme Chambertin bus jusqu’à l’ivresse en l’honneur de 120 photos de famille.

Nombre de spectateurs : 100

crédit photographique : © Roland Schär (# 3)


- SÉQUENCE I -

Christian BARANI (France) :
URBAN VIDEO, Kathmandou.13 min 20 - 2002
La dérive produit une attitude, une forme assujettie au hasard et fait apparaître une vision personnelle de la ville traversée. Dans cette dérive, un trajet s’invente, un trajet qui tient compte à la fois de la géographie physique mais aussi de ma relation psychique à l’espace et aux personnes. Cette marche dans la ville devient une performance dont le résultat est une forme plastique, documentaire. Le territoire est représenté comme une expérience.
Dans ce rapport à la représentation de la ville, l’improvisation structure le désir de filmer et chaque plan n’est jamais tourné deux fois. L’intuition me fait déclencher l’enregistrement, sans jamais savoir ce qu’il va se produire.
Filmer devient ainsi un acte performatif.
Avec ce dispositif, l’instant où la caméra pénètre le réel et le modifie apparaît et questionne le processus “documentaire”. Cette dérive prend la forme d’un montage d’ambiances singulières liées à la diversité des espaces urbains traversés et des personnes rencontrées. Elle produit un collage urbain, une vision personnelle et esthétique de la ville.
Urban video est une série qui s’enrichit et se construit dans le temps.

Nicolas BARRIÉ (France) :
it is quicktime o’clock, 1er trimestre. 12 min - 2001
Chaque jour de l’année 2001, j’ai diffusé sur Internet huit secondes de création vidéo, toujours visibles à l’adresse http://perso.wanadoo.fr/alain.longuet. Sur ce site, intitulé " 365 - les jours ", je prenais ainsi la suite du travail photographique journalier d’Alain Longuet pour l’année 1999, et de Marie-Paule Nègre pour l’année 2000.
Dans sa conception et ses intentions, cette création quotidienne de huit secondes était courte ; elle évoquait un fragment de vie ; elle suggérait les saisons ; elle exprimait des moments fugaces. La vidéo était diffusée en boucle. Le film " it is quicktime o’clock " regroupe les 365 vidéos de l’année 2001.

Laëtitia BOURGET (France) :
(...). 10 min 30 - 2001
Des phénomènes épidermiques qui nous révèlent une activité de notre corps indépendante de notre volonté. Une forme de conscience non-consciente, une passivité active ou des activités passives qui pourrairnt s’appeler « être en vie ».

Gérard CAIRASCHI (France) :
Délices. 9 min 32 - 2002
Délices joue de l’imbrication d’images qui par la pulsation d’un montage rapide s’entremêlent dans un chatoiement graphique et coloré. Fluidité d’images qui associent dans un mouvement lent et continu de la caméra un corps et des éléments de nature. Voyage entre les images, entre deux mondes, voyage que symbolise la présence de poissons, liens entre la surface et les profondeurs inconnues de l’élément liquide : entre conscient et inconscient.

Robin DUPUIS :
Opuscules.
Op.1. 2 min 25 - 2000 et Op. 2. 2 min 10 - 2000
Exploration de l’absence/présence du signal électronique.

Olaf GEUER (Ammemagne) :
Komposition für vier Treppenhäuser und eine Person. 3 min 30 - 2000
L’escalier est certainement l’un des jeux rythmiques instrumentaux les plus joués. Cette vidéo joint simultanément quatre escaliers,les expériences faites sur ces quatre images parallèles et la composition sonore.

Patrick HÉBRARD (France) :
- Escalier descendant un homme. 2 min - 2001
Un homme essaie de monter les marches d’un escalier. Cet escalier est disposé de telle sorte dans l’espace qu’il oblige le corps a expérimenter une nouvelle façon de se déplacer et d’éprouver des états de pesanteur et d’apesanteur.
- S’en sortir sans sortir. 2 min - 2001
Un homme, confronté à une porte, ne peut ni sortir ni entrer. Dans le cadre étroit de cette embrasure, le corps passe par des états et des postures quasi-animales pour essayer de s’en sortir sans sortir.
- Contretemps. 2 min - 2001
Un homme marche dans un cercle comme s’il était les aiguilles d’une horloge. Le cercle tourne, s’emballe et soumet le corps à de chutes, des ruptures, des états d’effacement, de flottement et d’apesanteur.

Tilo LAGALLA (France) :
Partida 2. 9 min - 2001
Petites saynètes drolatiques et incisives par un vidéaste niçois.

Roland SCHÄR (Suisse) :
- # 1. 3 min 39 - 2000
Voyage dans un train. association d’images, de souvenirs de lieux, de réminiscences de textes, devant un ciel exalté, un coucher de soleil déchaîné.
- # 2. 2 min 05 - 2000
Jour de pluie à la campagne, ou comment tuer le temps...
- # 3. 2 min 42 - 2001
Enchaînements d’espaces, balancements entre l’ombre et la lumière, entre le familier et l’étrange.


- SÉQUENCE II -

yann beauvais (France) :
Still life. 12 min 30 - 1997
Ce film fait se côtoyer plusieurs discours vis-à-vis du VIH / sida. D’un côté des textes écrits en anglais et en français (qui traduit quoi ?) apparaissent à l’écran à des vitesses variables et selon plusieurs modalités rythmiques, de l’autre côté sur la bande-son : des voix d’hommes. Les discours et les expériences du sida se croisent et font surgir par la fragmentation des modes d’énoncés qui articulent le politique au subjectif selon des modalités visuelles particulières.
Le sida n’a pas disparu avec la tri-thérapie. On le banalise pour mieux l’occulter. Ce film inscrit aux travers de confrontations, des ruptures dans notre appréhension du VIH et du sida.
Engagement d’un individu face à une civilisation qui promeut la disparition comme mode de vie. Il s’agit d’affirmer une altérité dans cette belle homogénéité aseptisée. Son Actus Tragicus de Jean-Sébastien Bach, Blue de Derek Jarman, David Wojnarowicz et Ben Neil, yann beauvais.

François DELEBECQUE (France) :
Correspondances avec Trônes. 5 min 50 - 2001
Avec Pascale Houbin et Georges Appaix. Musique originale : Michel Musseau
Les chorégraphes-danseurs Pascale Houbin et Georges Appaix, radieusement juchés sur deux trônes-sculptures de part et d’autre d’une anse portuaire, s’échangent textes poétiques, nuages, grimaces, au moyen d’une corde à linge, montée sur poulie. Correspondances du désir, communications de l’esprit, dialogues à fil tendu ...

frédéric dumond (France) :
- Vidéolettre #2 (les lilas). 3 min - 2002
Cette lettre a été écrite exclusivement lors d’une matinée de tournage aux Lilas.
- Vidéolettre #3 (banlieue Est). 3 min - 2002
Cette lettre a été écrite au cours d’un périple d’une journée en banlieue est de Paris
Les vidéolettres
Comment écrire avec l’image-vidéo comme medium ?
Ces vidéos sont une série de textes écrits à partir des mots d’enseignes lumineuses, affiches, signalétiques qui balisent les territoires urbains et suburbains (routes et rues, rues commerçantes, petits et grands commerces, centres commerciaux de banlieue). Les mots ont été filmés sans idée du texte au départ, mais pour constituer un corpus propre à chaque unité de tournage (une unité = un temps et un lieu de captation uniques). Chaque texte est ensuite écrit et se succèdent alors des mots, des mouvements formant des phrases, l’ensemble prenant la forme d’une lettre adressée au spectateur.

Andreas GEDIN (Suède) :
Gemini. 9 min 30 - 2000
Sur un fond bleu, deux hommes identiques. Ils portent le même T-shirt jaune et racontent une histoire, ensemble ; un extrait du livre Gemini de Michel Tournier. Cette nouvelle parle de l’amour et de la dépendance qui lient deux jumeaux. L’homme de gauche dit le début d’un mot, celui de droite le termine. Ils disent le même mot, mais dans le même temps ne disent jamais la même chose. L’identique existe-t-il ?

Pascal LIÈVRE (France) :
Lacan Dalida. 6 min30 - 2000
Sur l’écran, l’ombre d’un homme et d’une femme interprètent un karaoké post-mortem. Un texte de Jacques Lacan issu du séminaire VII "Le transfert" est chanté sur une version électronique de "J’irai mourir sur scène" interprétée originellement par Dalida. Ce film montre l’articulation des structures de langage entre une musique populaire et un texte issu d’une des pensées les plus savantes du siècle, mais aussi mise en scène du transfert psychanalytique spectral.

Sabine MASSENET (France) :
Téléphone arabe. 25 min - 2001
Règle du jeu
1- Convoquer séparément une vingtaine de personnes.
2- A la première, monter un extrait de sitcom américain choisi parmi ceux passant actuellement à la télévision.
3- Elle me raconte ce qu’elle a vu et entendu devant la caméra. Je la filme et l’enregistre.
4- Passer son récit sur un poste télé, à une deuxième personne qui à nouveau raconte « son histoire » face à la caméra, et ainsi de suite...
Des images du sitcom, retravaillées sur photoshop sont réinsérées dans le film, au cœur du récit de chacun des intervenants. Elles se désintègrent (flous, perte de couleur, etc...) à l’instar de l’histoire.

Valérie MRÉJEN :
- Bouvet. 1 min 35 - 1997
avec Jean-Christophe Bouvet.
Un personnage filmé de face prend des nouvelles d’un interlocuteur supposé à travers des formules d’usage.
- Au revoir, merci, à bientôt. 1 min 50 - 1997
avec Paulette Bouvet.
Une vieille au sourire carnassier répète inlassablement : Au revoir, merci, à bientôt.
- Une noix : 1 min 43 - 1997
- avec Judith Zins (petite fille) et Denise Schöpfer (femme).
Scène d’enregistrement d’une petite chanson entre une femme et fillette.
- Tonie et Etienne : 1 min 40 - 1997
avec Tonie Marshall et Etienne Adelin .
Un petit garçon rentre de vacances. Sa mère l’interroge sur son séjour.

RAMSA (France) :
La meuf. 5 min - 2001
La meuf dans tous les sens, confusion des sens, confusion du sens.

Annabel VERGNE (France) :
Un film de 8 minutes 30. 8 min 32 - 2001
Un film de 8 minutes 30 appartient à une série de témoignages sur la notion d’habitation dans des espaces minima de moins de 20 m2 (Cité Internationale des Arts, Paris, 2000-2001). Dans ce travail sur les habitations réduites, un dispositif s’est imposé. Un espace vide, une caméra en plan fixe, un tournage en une seule prise. Le témoin découvre l’espace juste avant le tournage ; il ne travaille pas ce qu’il va dire ou faire. L’espace d’enregistrement est à investir. Je demande au témoin de se souvenir de l’espace qu’il a habité et de le décrire autant par les gestes que par la parole, de donner ses impressions sur la lumière, ce qu’il aimait dans cet espace, etc... Chaque personne fait elle-même l’expérience de la construction en commençant à parler, seule dans un espace vide. J’envisage ces vidéos comme des lieux en construction.(Paris, avril 2000)

 
 
 
ˆ