les activités
 
- au théâtre de la Renaissance (à Oullins Grand Lyon)

7 rue Orsel. 69600 Oullins
Automne 2010


A l’invitation de Jacqueline VURPAS et Lucie DARRAS
(Musée des Confluences de Lyon)

Dans le cadre du Festival [label]nature, festival du Musée des Confluences de Lyon


véronique barani propose
avec l’aide des artistes présentés :


Brigitte ZIEGER
Travelling

L’artiste réalise régulièrement pour ses vidéos des maquettes à échelle très souvent réduite, qui sont des standards de représentations de paysages.
Dans "Travelling", une oasis idyllique, stéréotype d’un paysage paradisiaque, ses micro-univers sont des éléments perturbateurs, des intrus qui viennent bouleverser un déroulé narratif.

Sabine MASSENET
Sans titre
(série des vidéos autour de la publicité)

Il se peut que la publicité soit venue combler et occuper un vide de sens laissé par le reflux de la philosophie et de la politique, mais il se peut tout aussi bien qu’elle ait conquis de l’intérieur, par une sorte d’infiltration tous les autres discours (...) Cette forme inédite de conquête territoriale se joue aujourd’hui à l’échelle planétaire, promouvant progressivement la publicité au rang de mode d’exposition privilégié d’une grande partie des productions de l’esprit humain. De cette manière, la publicité nourrit financièrement et symboliquement le système médiatique. Le slogan est devenu le filtre obligé au travers duquel on doit transmettre une information, présenter son travail, donner son opinion et, en règle générale, vendre sa production (qu’elle soit artistique, scientifique, politique, etc...).
Dominique Quessada - L’esclave-maître.

Franck et Olivier TURPIN
Les chaises

2 moniteurs sur socles côte à côte.
Un film super 8 nous représente à l’âge de deux ans en train de manger dans nos chaises de bébé. La même scène est répétée trente ans plus tard, les nouvelles chaises étant la reproduction agrandie de leurs petites soeurs.
Deux bébés jumeaux, deux chaises, deux moniteurs, deux temps, deux images qui fixent deux états.

Laurent SFAR et Jean GUILLAUD
Supermâché, aire de de pique-nique

Ce film fait partie d’un cycle de courts-métrages sur “la nature des bê-tes”.
Pour cet épisode, le héros est le sanglier. Pour autant notre film n’est pas un film sur les sangliers car au sens large notre travail porte sur la vieille con-frontation Nature/Culture qui, ces derniers temps, semble bien remuée (OGM, clonage, circulation et disparition des espèces, grippe aviaire, vache “folle”...).
Ce film met en jeu deux grandes figures : une bête sauvage et une grande surface. Il commence par un pique-nique en forêt et se termine dans un surpermarché.

Norbert GODON
Voyage en Cellophanie

Survolant des paysages vallonnés étrangement lisses et déserts, le spectateur passe de lacs scintillants en collines nacrées, tandis qu’une voix synthétique d’hôtesse de l’air énonce une série de slogans publicitaires empruntés à diverses agences de tourisme. Il est question de légèreté, d’apesanteur, de sensations pures.
Prenant de plus en plus d’altitude, le paysage exploré se découvre avec lenteur et les slogans glissent insensiblement des arguments touristiques à ceux de l’industrie alimentaire, pour déverser leurs éloges sur le velouté et la délicatesse des reliefs déployés. Dans un lent travelling arrière, l’image qui clôt ce voyage, dévoile la nature des terres visitées : une barquette d’escalope de dinde recouverte d’un film de cellophane.
Voyage en Cellophanie met en scène l’esthétique lissée des images aujourd’hui diffusées sur écrans plats dans de nombreux lieux publics, en nous proposant une vision surplombante et dominatrice des paysages parcourus, en des termes tout aussi lisses que des étendues de cellophane.

 
 
 
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