les activités
 
- Yokohama VDO COLLECTION 08

à la Red Brick Ware House Number 1. Yokohama. JAPON
du 27 juin au 6 juillet 2008
vernissage de l’exposition le 27 juin
diffusion/conférence le 28 juin à 16h00


à l’invitation de Philippe LALEU
Directeur de l’Institut franco-japonais à Yokohama - Japon

3ème édition de « Yokohama France vidéo collection » dans le cadre du Mois de la France et du Red Brick contemporary file
Cet événement, qui a attiré plus de 6000 visiteurs l’année dernière, a pour but de rassembler autour d’un lieu, le meilleur de la vidéo française.
12 vidéos installations d’artistes français ont été sélectionnés par 4 commissaires français à la Red Brick Ware House Number 1.
Egalement 4 conférences les 28 et 29 juin.

Commissaires :
est-ce une bonne nouvelle
Synesthésie
Stephen Sarrazin
Christiane Cavallin-Carlut

programme complet de l’événement


Cet évènement "est-ce une bonne nouvelle" est une proposition de Véronique Barani avec l’aide des artistes présentés.

L’EXPOSITION aura lieu au centre d’art la Red Brick Ware House sur une durée de deux semaines.
Les œuvres seront diffusées individuellement en boucle et mises en espace, cinq pièces accueillant cinq œuvres pour un parcours.

À l’occasion de cette exposition, aura lieu une Soirée diffusion et conférence
Invités : est-ce une bonne nouvelle, Stephen Sarrasin et Synesthésie.


INSTALLATIONS : regard sur la collection

Natacha NISIC
Effroi. 8 min. 10. 2005
couleur, sonore
production : fin avril

Effroi est une suite de “vues” des plans d’eau du camp de Birkenau, traces visibles de l’horreur du lieu (les cendres de ceux qui y furent brûlés) et dernier miroir de l’effroi qu’ils reflètent encore. Non loin de là, à Birùn, petite ville industrielle située à 3 Km d’Auschwitz, des enfants jouent sous le regard de leurs familles et voisins. Effroi se situe dans une zone qui interroge les modes de transmission de la mémoire. On se trouve là, face à l’effroi, dans l’entre-deux, dans l’incapacité d’avancer ou de reculer.
L’image se situe dans cet interstice entre ce que l’on a cru voir, et ce que l’on croit voir, dans un champ compris entre l’interprétation symbolique et le document. Réflexion sur le processus de l’image, le visible et l’invisible, le document et sa valeur de preuve.

Didier BÉQUILLARD
Stillleben mit Flut
. 21 min. 2006

Stillleben mit Flut qui se traduirait par Nature morte avec marée, a été présenté dans la vitrine de la GaleriXprssns de Hamburg en décembre 2007. Les images ont été réalisées dans le même port industriel et à part les ajustements nécessaires au cadrage, il s’agit de compositions réelles photographiées sur les quais de stockage. Le montage répond par son mouvement imperceptible au paysage changeant de ces empilements dans le port, et le montage en boucle au va-et-vient incessant des porte containers.

frédéric dumond
life®resorts
. 10 min. 2007
couleur, sonore

Cette pièce a été tournée dans une zone résidentielle de classes moyennes aisées, en Amérique du Nord. Défilement d’habitations de standing en un long travelling.
life®resorts est un paysage mental, et retrouve, dans d’autres conditions historiques, la psychogéographie situationniste. C’est une interrogation de la répétition, de l’idée de répétition, de l’invariance qui sous-tend toute variabilité, dans un modèle de société où l’autre n’est possible qu’en apparence, et superficiellement.

yann beauvais et Edson BARRUS
Spin
. 1 min. 44. 2008
couleur, sonore

La place du Palais, à St Petersbourg.
Deux points de vues en torsade au son d’instrumentistes d’un orchestre de St Petersbourg s’accordant.

Franck et Olivier TURPIN
Impact 2.1
- 4 min.10. 2005
couleur, sonore

Piano Mobile - Genève
Performance où nous nous faisons face, et protégés par des casques, nous nous lançons des verres qui vont s’éclater dans des miroirs disposés sur des murs derrière nous.


DIFFUSION/CONFÉRENCE : à la limite

François DAIREAUX (France)
À la limite
. 3 min. 2007

L’apparition progressive d’une forme.
Réalisée à l’entrée de la Grande Mosquée du Vendredi à Tachkent, Ouzbékistan.

yann beauvais (France)
Sans titre Beijing
. 5 min.10. 2006

Tourné à Beijing sur la place Tienanmen en décembre 2003 après de fortes chutes de neige et monté en mars 2006. L’armée a pris possession de la place, cassant, grattant, brisant la neige et la glace qui recouvre le sol de la place.
La tâche est ardue. La cacophonie est grande. Le travail n’est pas forcément efficace mais devant le nombre et la persévérance des soldats, la glace s’amenuise. Ce n’est pas tant l’efficacité des gestes que la domestication des corps qui en impose et éveille d’autres souvenirs plus glaçants.

Taysir BATNIJI (Palestine)
Transit
. 6 min. 30. 2004

Filmer ou photographier dans les lieux de passage entre l’Égypte et Gaza est interdit. Le manque d’images conséquent au fait précité est mis en exergue dans cette vidéo par le montage : des images fixes prises hâtivement, irrégulièrement ponctuées d’espaces vides (noirs), apparaissent sous forme de diaporama, la seule dimension sonore étant le bruit d’un projecteur diapo. Pour tout dénouement, une unique séquence en mouvement (ralenti). Transit, réalisé en septembre 2004, reflète les conditions de la difficile, voire de l’impossible, mobilité des Palestiniens aujourd’hui.

Oksana SHATOLOVA (Kazakhstan)
Wedding Dances
. 9 min. 59. 2005
Musique : vieille chanson soviétique "The Ural Rowan-Tree"
autour de l’amour entre les ouvriers d’usine.

Comme son nom l’indique, (Rudny signifie minerai en russe) la ville est peuplée par des mineurs dont la majorité parle russe. Cette video montre sept styles de mariages contemporains dans la ville de Rudny. Le mariage est l’événement où les frontières entre les classes sont les plus réduites.
La mort et le mariage sont les deux évènements les plus importants dans la vie de ces ouvriers. Non sans raison, leurs mariages et leurs funérailles, ayant gardé des rites très forts, ont également gardé une forme très archaïque. Il n’y a pas eu de modernisation des coutumes nationales. En fait, les rites sont très vivants et adaptés au présent mais tout à fait archaïques par essence.Les personnages de ce documentaire sont représentatifs de ce que l’on appelle le 3ème monde.
Pour leurs durs labeurs, ils ne reçoivent que très peu d’argent. Dirigées par des règles très strictes, leurs vies sont monotones. Leurs idées sont patriarcales et conservatrices. Ils sont homophobes et sexistes. Ce qu’ils aiment, c’est leur famille et les vacances.
Leurs rites et leurs divertissements semblent sauvages mais ils représentent le seul support de stabilité de leur univers.

 
 
 
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