les activités
 
- éof

15 rue saint Fiacre
Le 2 décembre 2004


à l’invitation de Serge Ramon et Kiko Herrero

ARTISTES PRÉSENTÉS :

DIFFUSION À LA CARTE :
yann beauvais - Edson BARRUS - Catherine HELMER - Raphaël BOCCANFUSO - Laëtitia BOURGET - Denis BRUN - Enna CHATON - Loïc CONNANSKI - Emmanuel DESWARTE - Sandra FOLTZ - Maïder FORTUNÉ - Christophe GENDRE - Franz HÖFNER - Yoshinori HOSOKI - patrickandrédepuis1966 - Régis PERRAY - Oliver PIETSCH - Cyril ROUGE - Frank WESTERMEYER et Sylvie BOISSEAU - Rémy YADAN

EN INSTALLATION :
Yoshinori HOSOKI (Japon) :
My one year in one day in 50 min. 50 min. 11 - 2004
La caméra de Yoshinori HOSOKI partait du ciel et descendait à la verticale, vers le sol. Chaque fois, cela prenait moins de dix secondes. L’opération a été répétée un grand nombre de fois durant un an, en toute saison, à toute heure du jour et de la nuit, et dans de nombreux pays. Au montage, les séquences ont été mises bout à bout. L’enchaînement complet reconstitue une fausse journée passée à la fois partout et nulle part. Une manière de journal.

Nombre de spectateurs : 100

crédit photographique : © Yoshinori Hosoki (My one year in one day in 50 min)


yann beauvais (France) :
est absente. 6 min. 43 - 2004
Convoquer la poésie comme nécessité sans recourir à des images autres que celles de texte. Retrouver la force, les rythmes, l’affect de ce qui était, ce qui est en jeu dans cette poésie lorsqu’on la découvre. Aujourd’hui, lire Rimbaud, cela signifie partager ses expériences, ses désirs devenant les nôtres. Cela veut dire établir des liens ténus entre sa quête individuelle et les enjeux de la culture gay contemporaine.
J’ai essayé de retrouver l’urgence de la poésie en sélectionnant des fragments de poèmes. Reliant des périodes distinctes dans ses écrits, je souhaitais donner envie de le lire de nouveau.

Edson BARRUS (Brésil) :
Formigas urbanas. 10 min - 2002/2004
Cette vidéo a été réalisée du balcon de mon appartement dans une rue de Rio-de-Janeiro où le recyclage est un mode de vie pour quelques sans-abri. Ces personnes sont des hommes de tractions, ils transportent leurs outils de travail comme moyen de subsistance. Ce moyen de subsistance est le poids de la vie, comme les fourmis qui n’arrêtent pas de transporter ce qui leur permet de survivre.

Raphaël BOCCANFUSO (France) :
Transcommunication. 23 min. production Synesthésie.
"Transcommunication" est construit comme un reportage. Le film expose trois points de vue sur un "fait" photographique dont l’origine est une image prise par Céline Saas en 1991. En effet, cette jeune femme réalise une photographie, un autoportrait chez elle dans son salon qui révèle au développement le visage d’une femme sur l’écran de la télévision éteinte. Ce phénomène d’apparition et d’enregistrement d’une présence s’appelle transcommunication : il est la manifestation non rationnelle, surnaturelle, visuelle ou sonore d’une présence, généralement d’un mort, par des moyens de communication et de transmission (radio, télé...). Ce phénomène qui a été identifié, est l’objet d’études parascientifiques. Le film présente un montage de trois entretiens filmés avec :
- Céline Saas témoin numéro 1,
- Un sémiologue spécialiste de la photo, Sylvain Lizon,
- Un spécialiste des phénomènes de transcommunication, Yves Lignon.
Le discours de chaque interviewé recadre l’expérience avec sa conception de la réalité et son système d’interprétation.

Laëtitia BOURGET (France) :
Le jour s’est levé. 12 min. - 2004
Cette vidéo relate la construction progressive d’une nouvelle relation avec une personne venant d’intégrer une maison de retraite. Le corps vieilli a perdu sa mobilité, sa souplesse, la peau, sa sensualité et la personne, son autonomie, sa capacité à communiquer. Des trajets en voiture marquent les différentes étapes de cette approche initiatique. Les chansons de variété diffusées à la radio y font étrangement écho à la situation vécue.

Denis BRUN (France) :
Freestyle mental 99.
Une accumulation d’images et de plans extraits de l’univers télévisuel ou cinématographique classé X semble évoquer une narration hypothétique au rythme d’un classique en version "live" de James Brown.

Enna CHATON (France) :
Chaque fois qu’on se lève on regarde les objets qu’on a achetés la veille , saison 3, épisode 1er. 10 min. - 2002
Co-production Association Fiacoise d’initiatives Artistiques Contemporaines Fiac
Association image/image Orthez
Dans chaque Saison émerge quelque chose dont la forme évoque une histoire amoureuse : des choses, mais aussi des gestes, des durées intimes, des bruits et des bribes d’histoires saisis à même des couloirs ou des couvres-lits. Enna Chaton poursuit ce travail d’une manière toute distincte : elle s’accole à des voix, à des bouches, à des mains puis à des yeux dont elle écoute le déroulé singulier des souvenirs et des récits. Ainsi, on entend et on touche à un textile singulier, d’une douceur très rugueuse : il tresse des particules d’histoires à des grains de voix, de peaux, mais aussi à des fleurs, des arbres et des champs. (extrait - Stéphanie Eligert Mai 2003)

Loïc CONNANSKI (France) :
De l’art coucou au vernissage. 4 min. - 2003
Exercice télévisuel. Comment se servir du travail des autres pour montrer son propre travail. C’est l’art coucou.

Emmanuel DESWARTE (France) :
GENOLHAC. 2 min. 40 - le 22 octobre 2002
(859 habitants /Alt. 450 m) est une observation de 2’40" depuis ce village de la haute Vallée de la Cèze, face au mont Lozère.

Sandra FOLTZ (France) :
- Jusque là... 1 min. - 2004
Le hasard m’a fait croiser une femme, transportant une plaque de placoplâtre, qui laisse, derrière elle et sans y prendre garde, la trace d’une ligne blanche. Plutôt que de suivre cette femme, la caméra remonte la ligne jusqu’à son point d’origine. La vidéo rend compte de la trajectoire qui nous mène jusque chez cette femme, devant un tas de matériaux de construction et nous laisse entrevoir le début possible d’une narration. Ces matériaux nous renvoient à la construction de l’espace, à sa délimitation et à l’architecture.
- Le Parc. 3 min. 40 - 2004
Trois femmes entrent dans un Parc avec leurs chiens. On les voit déambuler dans cet espace clos.

Maïder FORTUNÉ (France) :
Everything is going to be alright. 7 min. - 2003
À l’intérieur d’un cube blanc, un corps quasi nu saute et rebondit inlassablement sur les trois parois de l’espace fermé. Le cube blanc qui semble repousser l’humain en même temps qu’il le retient, est espace de suffocation. La répétition inlassable du saut (le son qui l’accompagne scande comme autant de coups) rend la promesse de sortie définitivement caduque.
Au fur et à mesure, les effets de ralenti opèrent une bascule du regard, au-delà de la violente contrainte spatiale qui lui est imposée. Le corps semble faire l’expérience de son inaliénable créativité, proche et lointain, le point de croisée des possibles trajets, le point d’une immobile mobilité.

Christophe GENDRE (France) :
Lars II. 3 min., Tourné-Monté-Sonorisé en 2002
Expérimentation Musico-Visuelle - Dispositif de fabrication :
La caméra filme son propre signal transmis sur un téléviseur. La technologie, par un larsen vidéo, auto-génère une image. La musique est jouée sur un synthétiseur et enregistrée en direct par la caméra, la prise de vue évolue avec elle. La variation de la mise au point nous fait voyager entre l’espace du signal électrique et sa surface élémentaire, le pixel.

Catherine HELMER (France) :
UNE CHOSE APRES L’AUTRE - sept vidéos (extraits) :
Je n’ai pas de souffle. 2 min. 38 - 2003
Il n’y a pas de début et de fin. Ce sont des moments extraits dans la longueur d’un quotidien. Ce sont des instants rejoués, révélateurs, cristallisant une pensée. Il n’y a pas de narration à proprement parlé, il y a juste quelque chose d’ambiguë qui conduit le spectateur à regarder autour, au-delà de ce qui lui est donné à voir, pour trouver le sens. Tenter de comprendre ce qui se joue, ce qui se noue, à travers l’expérience de mon quotidien.

Franz HÖFNER (Allemagne) :
Utrechter huette. 2 min. 40 - 2002
Un imposant meuble de salon est transformée en cabane familiale.

patrickandrédepuis1966 (France) :
Les cœurs mangés. films courts pour deux ou trois gestes. 6 min. - 2004
Un groupe de patients et d’aides soignants de l’hôpital de Perpignan ont été durant quatre mois réunis pour un travail vidéo autour de la mémoire, le geste, le costume. Ce travail tente de poser des questions autour du temps et de sa relativité. Quelle est la valeur du temps lorsque l’on a perdu la mémoire ou quand il faut une éternité pour accomplir un simple geste ? L’indépendant - octobre 04

Régis PERRAY (France) :
Bataille de neige contre Tag Nazi. 3 min. 30 - 2004
Dans cette seconde vidéo du diptyque "contre les tags nazi", Régis Perray ramasse la neige à ses pieds et la lance contre une des nombreuses inscriptions antisémites, ici "Les juifs au gaz", sur les mur de la ville de Lublin en Pologne. Ainsi pour l’hiver, la neige blanche recouvre, cache de façon éphémère ce tag.

Oliver PIETSCH (Allemagne) :
Tuned. 14 min. - 2004
Qu’ont à voir les chefs-d’œuvre de Cronenberg, Chaplin, Méliès, Spike, Jonze, Lubitsch, associés et mêlés par fragments ? Tournés au rythme serré d’un vidéo clip musical, les cadrages qu’Oliver Pietsch emprunte au cinéma et à la télévision s’assemblent pour former un nouveau type narratif.

Cyril ROUGE (France) :
Sans titre. 5 min. 30 - 2002
La dissolution d’un morceau de savon en forme de crâne dans une vasque, sous un flux d’eau variable. Le crâne apparaît au lieu d’un trou d’évacuation, il fond au contact de l’eau, puis devient informe.

Frank WESTERMEYER et Sylvie BOISSEAU (Allemagne) :
Ma famille et moi. 16 min. - 1997
Le film joue sur la notion d’identité. Le processus de formation d’identité est représenté sous forme de biographie. Une biographie qui devient sienne au regard des biographies alternatives. Il en résulte la question : "Qu’en serait-il si j’étais le fils d’autres parents ?" Frank Westermeyer est montré comme le fils de familles différentes qui font toutes partie de sa connaissance et qui se jouent elles-mêmes. Le travail documentaire préalable sur les familles et l’élaboration avec les familles des scènes filmées contribuent à faire apparaître une forme narrative nouvelle où le documentaire et la fiction se confondent.

Rémy YADAN (France) :
Ecce homo. 13 min. - 2002
"Ecce Homo" est un court-métrage à caractère documentaire, filmé en infrarouge dans des souterrains obscurs, qui recèlent les rouages d’une homosexualité dissolue, anonyme et clandestine. Un éveil sensuel et suave se dévoile délicieusement, avant de glisser dans les tréfonds sulfureux d’une sexualité abandonnique... Une exhaustive perdition humaine et une solitude s’émanent des images. Un revers musical de John Cage et de Bashung tente d’adoucir sentimentalement la mécanique des corps...

 
 
 
ˆ