la collection
BOUCAND Gaëlle - France

Oeuvres :

- Fontanaccia - 5 min. 16 - 2007

- Berliner Bildstörung / Zoologischer Garten - 3 min. 12 - 2006

Biographie :

Gaëlle Boucand est née en 1980 à Paris. Elle bénéficie actuellement d’un atelier-résidence du BBK à Berlin et participe également au Pavillon, laboratoire de création du Palais de Tokyo à Paris.
Son travail a récemment été exposé entre autres au Palais de Tokyo, au Luggage Store de San Francisco, ainsi qu’à Berlin (Air Garten, Kolonie Wedding), à Genève (Attitudes), à Montreuil (Les Instants Chavirés) et à Paris (Kadist Art Foundation, Bétonsalon, La Générale, Première vue, Jeune création). Plusieurs de ses films ont également été programmés dans le cadre de festivals vidéos tels que Les rencontres Internationales Paris-Berlin-Madrid (cinéma l’Entrepôt, Paris), Signes de nuit (cinéma le Balzac, Paris), Bandits-mages (Bourges) et le Kasseler Dokumentarfilm und Videofest (Kassel).

Je m’intéresse à un sentiment particulier propre à notre époque, quelque chose qui tournerait autour d’une certaine nostalgie du 20ème siècle.Ce sentiment singulier s’inscrit dans un rapport mesurant l’écart constamment changeant entre une mémoire récente du siècle passé et l’éloignement progressif de ce dernier. Ce rapport élastique sans cesse réévalué est le constat d’un monde où ce qui se crée se propage à une vitesse exponentielle laissant derrière soi quantités de ratés, de mort-nés.C’est la marge d’erreur, la différence fluctuant entre ces ratés et un paysage high-tech infini que je cherche à saisir. Je cherche les points stratégiques sur la courbe de cette différence.Des espaces, des objets à la fois proches et anachroniques parcourent mon travail. Une impression de proximité, un sentiment de périphérie.D’une part des espaces en marge comme les parcelles d’un monde parallèle. Protubérances, dystrophies géographiques. Des lieux qui maintiennent un rapport de démesure avec ce qui les entoure : qu’ils soient surdéveloppés par rapport à leur environnement (base scientifique subarctique au milieu de centaines d’hectares de nature) - ou qu’ils n’aient au contraire pas suivi l’avancée urbanistique alentour (île à l’abandon au coeur de New York).D’autre part des technologies usuelles en passe de disparaître : machines de transition hybrides, rejetonnes de l’histoire des inventions (vidéovisualiseur) - ou appareils familiers dont l’usage est en cours de reconversion vers un procédé plus performant (lecteur de microfiche, visionneuse à diapositives).Ces machines inadaptées au monde contemporain – progressivement écartées par le progrès technique – côtoient ou retransmettent au fil des pièces des images de ces espaces-bugs.


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