la collection
ORTSMAN David - France

Oeuvres :

- Dolorosa - 1 min.

- Hystérie - 1 min. / boucle

- Tentative de conversation - 1 min.

- Tentative d’embellissement - 5 min.

- Tentative de manipulation - 6 min. 30

- Tentative de réconciliation - 7 min.

- Tentative d’intrusion - 4 min.

- Tentative de rapprochement (bis) - 3 min.

- Tentative de rapprochement - 4 min.

- Ma sœur adore mon frère - 3 min. 50 - 2006

- Père raconte, une des raisons pour laquelle il a divorcé - 3 min. - 2005

- Une minute de silence - 1 min. - 2004

- Disneyland - 7 min. - 2002

- Un rêve - 3 min. - 1998

- Mon frère - 4 min.

- Mes histoires de famille

- Eternité - 14 min.

- La première expérience sexuelle

- La tortue triste et abandonnée - 3 min.

- Sécurité = nouvelles mœurs - 3 min.

- Clans

- Chroniques de Passy

- J’aime ma sœur

- Le divorce

- passe temps amoureux

Biographie :

Plasticien et vidéaste, il vit et travaille à Paris. Ses premières vidéos , des fictions basées sur le langage, sont élaborées à partir de courtes nouvelles littéraires ou des monologues de théâtre dont il est l’auteur. Deux vidéos sont directement inspirées de l’univers du Surréalisme, « Mon Frère » et « Un Rêve ». D’autres sont plus ancrées dans le quotidien, liées au monde du travail, comme « Disneyland, le Premier Boulot de la Bonne ».

Il réalise actuellement une série de dix films muets intimistes sur les relations de pouvoir et de manipulation dans les couples. Les films sont souvent violents, parfois burlesques, en hommage au cinéma muet.

Un dispositif a été mis en place pour fabriquer les films. « Nous partons du théâtre d’improvisation. Les deux comédiens se présentent sans avoir rien préparé. Je propose une contrainte, par exemple : « Une femme infantilise un homme et le pousse à une réaction violente ». Les comédiens improvisent des gestes, des postures, des attitudes. J’ai un rôle de miroir : la caméra enregistre les improvisations et je relance sur certains gestes qui me paraissent pertinents. Au terme de plusieurs heures d’improvisations, nous nous arrêtons.

Alors vient le moment d’élaborer un sketch, basé sur nos trouvailles. Le sketch est écrit, puis répété et intégré par les comédiens.

Ce n’est qu’une fois que le sketch est parfaitement rodé que je pose mes cadrages et dessine un storyboard. Le tournage peut commencer, avec une petite équipe, dans des conditions de tournage qui évoquent le court –métrage.

L’ensemble du processus, de l’improvisation jusqu’au tournage, ne dure qu’une journée. Parfois, nous improvisons et nous nous arrêtons : car nous ne trouvons rien qui nous convienne. Parfois, un film est réalisé, qui au final ne nous satisfait pas : et nous le mettons de côté. C’est important, ce droit à l’erreur, cette nécessité de tâtonner, ouvrir une place à l’étonnement, à la surprise.

Au final, nous avons mis en place un dispositif à produire des films. »

David Ortsman a exposé lors de la manifestation « Le livre et l’art », au Lieu Unique, à Nantes ; à « Télémétries, les artistes et la télévision », Galerie Villa des Tourelles, Nanterre ; au « EA4 Teledivision Show », Museul National de Arta Contemporana, Bucarest ; à « Watch This Space », réseau 50°Nord, Lille/Tourcoing ; lors de « Mix Media Trip » à l’Australian Centre for Contemporary Art… Certaines de ses vidéos sont visibles sur le site internet de Paris Art, www.paris-art.com


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