la collection
LE SQUER Serge - France

Oeuvres :

- La foreuse - 2 min. en boucle - 2005

- Le phare - 8 min. - 2004

- Pas à pas , les arpenteurs - 25 min. - 2003

- Joueurs, Beyrouth - 2 min. en boucle - 2003

- Ouvriers, Beyrouth - 6 min. - 2003

- That’s all ... ! - 4 min. - 2002

- Et que ça tourne - installation (3 vidéos en boucle) - 2001

Biographie :

Serge LE SQUER vit à Marseille.
Il participe régulièrement à des expositions d’art contemporain : Bruit de fond, Centre National de la Photographie (Paris, 2000) ; Les commensaux, quand l’art se fait circonstances (Canada, Montréal, SKOL, 2000) ; Habitants, Habités, habitus, Rencontres Photographiques de Lorient (Lorient, 2001) ; Buy-sellf, (Bordeaux, 2002) ; Voyageurs des Temps, 22ème Biennale d’Alexandrie (Egypte, 2003) ; Rendez-vous 2003, Musée d’Art Contemporain (Lyon, 2003), Temps qu’à faire, 3 bis f, lieu d’art contemporain (Aix-en-Provence, 2005), Barthélémy Toguo invite Serge Le Squer, Ateliers d’artistes de la ville (Marseille, 2006). En 2004, il a participé au catalogue 72 (projets pour ne plus y penser), publié par le Fonds régional d’art contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Espace Ricard et le CNEAI. En 2006, CINéMAS - Journal of Film Studies (Canada), publie son texte La bibliothèque-ascenseur. Ses vidéos ont été programmées dans le Festival Les Écrans Documentaires (Arcueil, 2000, 2004) et le Festival International du Documentaire de Marseille (Marseille, 2001), par la Cinémathèque de Paris au cinéma du Jeu de paume (Paris, 2004) et le Centre d’Art Contemporain Espace Croisé (Roubaix, 2005).

"Serge Le Squer a commencé par travailler sur Lorient, ville détruite à 90% pendant la Seconde Guerre mondiale. Les liens paradoxaux entre présence des ruines et reconstruction occupent depuis une grande partie de son travail, et Serge Le Squer a donc trouvé un site de choix avec la ville de Beyrouth, à laquelle sont consacrés ses films les plus purs ; Ouvriers, Beyrouth, That’s all … ! et Le phare. Dans le flux du réel, la vidéo permet de sélectionner et fétichiser un moment a priori quelconque et indifférent, et de le transformer, du simple fait de son enregistrement en temps réel, en événement visuel et affectif. Un faisceau lumineux nocturne se charge de tout le passé de la guerre ; un policier au travail devient l’emblème de l’absurdité quotidienne ; des ouvriers sur un chantier s’investissent de la noblesse et de l’endurance dont fait preuve l’humanité ordinaire. Ce dernier chef d’oeuvre, Ouvriers, Beyrouth, en a sans doute inspiré un autre, Tweety Lovely Superstar d’Emmanuel Gras (2005), autre description attentive et passionnée du travail d’ouvriers syriens à Beyrouth. Pas à pas les arpenteurs, mise en scène dans les ruines d’un cinéma libanais, constitue le manifeste théorique de cette oeuvre qu’auraient sans doute aimé Walter Benjamin et André Bazin."
Nicole Brenez, responsable des programmes expérimentaux à la Cinémathèque française, in Dictionnaire du Jeune Cinéma, en cours d’édition, 2006.


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