les activités
 
- Galerie Annette Huster, dans le cadre de l’exposition "arrière-pensée" de patrickandrédepuis1966

4ter, passage Josset 75011 Paris
Le 8 décembre 2006


à l’invitation de patrickandrédepuis1966
dans le cadre de son exposition arrière-pensée, du 30 novembre au 23 décembre 2006.

nombre de spectateurs : 100


cette programmation/diffusion est-ce une bonne nouvelle est une proposition de patrickandrédepuis1966 avec l’aide de Véronique Barani, Sabine Massenet et de tous les artistes présentés.

40 vidéos courtes d’artistes vidéastes

SÉQUENCE 1

Giney Ayme
Plumerage - 3 min. - 2006
Il faut régler le son à fond car c’est de violence dont je parle ici, celle de la naissance du travail et de la forme de l’oubli. Celle qui sépare l’oral de l’écrit. Les oeuvres, il faut les envoyer en l’air pour savoir le bruit qu’elles font en retombant. Donc le son est très important, comme si, tout seul il fabriquait l’image, sans artiste ni plume ! C’est là mon affection pour cette valeur ajoutée qui est le bruit du travail attelé au bruit de la pensée. Un bruit qui tantôt racle le cerveau quand tu butes sur le vide, mais quand ça chante enfin qui te fait dire « un lapin me lèche l’âme » (c’est de mon grand père paysan et .... Super Braconnier !). La chorégraphie de “sur la durée des images” fut initiatrice de cette série des vanités dont fait partie Plumerage.
« N’oublie cher ami et téléspectateur, que pour chaque film je détruis une plume, et ici elle est en or, faut payer le prix de sa “vanité... Pour une plumée de couilles en or ! »

frédéric dumond
Harangue - 4 min. 30 - 2001
Debout sur un tréteau, un personnage (le vidéaste) tente de se maintenir en équilibre, selon une chorégraphie hasardeuse, directement liée à sa position instable. Ses mouvements précaires évoquent dans le même temps, en décalage critique, la gestuelle très étudiée des orateurs politiques.

François Daireaux
Les dormeurs - 3 min. 15 - 2006
Chaque jour de nouvelles personnes en attente d’un travail s’assoupissent dans un parc. Réalisée à Marrakech au Maroc.
Villa - 51 sec. - 2004
Intrusion dans un domaine privé. Réalisée sur les bords de l’Oise en France.

Christian Barani
À terre - 1 min. 40 - 2006
Plan-séquence tourné à Harar, Ethiopie.

Clément de Gaulejac
À côté du ballon - 12 sec. en boucle - 2001
Un footballeur sans ballon court conjointement à un ballon sans footballeur qui roule à ses côtés.

Sabine Massenet
Comment tu le trouves ? - 3 min. 20 - 1997
Vidéo réalisée à partir de la première phrase d’Aurélien de Louis Aragon : “La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide”.
J’ai donné à une vingtaine de femmes le portrait d’Aragon photographié à l’âge de 20 ans par Man Ray (l’âge d’Aurélien dans le roman). Je leur pose à toutes la même question : “Comment tu le trouves ?”. Aucune d’entre elles n’a reconnu Aragon.

yann beauvais
Hezraelah - 44 sec. - 2006
Des propos sur la guerre récente au Liban.

Nathalie Johannes
Dripping - 2 min. 30 - 2003
J’ai souvent le sentiment d’une Force vitale, qui en un mouvement de contraction et d’expansion, manifeste les 4 éléments : eau, feu, air, terre, puis les formes animales et végétales.
Dans mes vidéos, je les utilise comme symboles du déploiement de cette force.
Le rapport entre cette énergie et les activités humaines, le mouvement comme processus de transformation, le cohésion ou dissolution, la nature comme conscience incarnée, l’amplitude et la contraction du temps sont des thèmes fréquemment abordés. La structure narrative est simplifiée, le travail sur le rythme et la vibration privilégiés, la durée courte, afin d’en garder l’intensité brute.

Edson Barrus
Pàginavirada - 10 sec. - 2006
Tout, dans cette vidéo, prend plus de temps et d’espace que ce qui est donné à voir.
Une page dans la presse (et dans l’histoire ?) qui s’y tourne. Yasser Arafat et tout ce qu’il a représenté pour la Cause Palestinienne, c’est une page tournée, en un « clin d’œil ».

François Daireaux
Cross - 3 min. 50 - 2006
En hommage à l’impressionnisme, la traversée d’une forêt dans le Vexin en France.

SÉQUENCE 2

Emmanuel Adely
Le couteau entre les dents - 5 min.10 - 2004
vidéo pour le DVD “361° de bonheur” de Sabine Massenet (Collection “le point sur le i” DVD‚3)
“Le couteau entre les dents” est un appel à la révolution, c’est un tract, un pamphlet d’une rare violence, dit son auteur, un hymne situationniste dit son auteur, ou plutôt c’est ce que voudrait être “le couteau entre les dents” car comme tous les appels à la révolution “le couteau entre les dents” est plutôt d’une rare naïveté, une sorte de combat perdu d’avance admet son auteur, un acte citoyen totalement démodé pour faire de chacun de nous un homo politicus, et en cela “le couteau entre les dents” est absolument un échec, admet son auteur.

Jean-Michel Espitallier
Mieux vaut prévenir... - 3 min. 30 - 2004
« Mieux vaut prévenir... » est un texte extrait de "En Guerre" paru en avril 2004 chez Inventaire-Invention. Par accumulation grotesque de noms de guerriers (ou de figures ridicules : Hulk, Rintintin, le gang de la banlieue sud, etc...), Jean-Michel Espitallier, fidèle à ses modes opératoires (liste, dérision, comique), parodie le discours de l’état-major américain qui, au cours de l’hiver 2002-2003, assurait que les Etats-Unis n’attaqueraient pas l’Irak tout en amassant des troupes un peu partout dans la région.
Ce texte a été ensuite « machiné » par Pierre-Alexandre Loy et Nicolas Frize pour être projeté sur un mur de l’hôpital Saint-Lazare à Paris, à l’occasion des Nuits blanches 2004.

patrickandrédepuis1966
Autour des poissons morts (13 vidéos) - 2000
- Dernières larmes
- Confettis
- Joyeux anniversaire
- Cor
Motifs ou instruments, les poissons subissent des métamorphoses que l’artiste pose comme autant d’actes. Ce sont ses mains, ses pieds, son buste, sa bouche, sa voix, le travail de son corps morcelé mais visible qui réanime les petits morts. Anne Violaine Taconet

Patrick Hébrard
Escalier descendant un homme - 2 min. - 2001 Un homme essaye de monter les marches d’un escalier. Cet escalier est disposé de telle sorte dans l’espace qu’il oblige le corps à expérimenter une nouvelle façon de se déplacer et d’éprouver des états de pesanteur et d’apesanteur.
Contretemps - 2 min. - 2002
Un homme marche dans un cercle comme s’il était les aiguilles d’une horloge. Le cercle tourne, s’emballe et soumet le corps à des chutes, des ruptures, des états d’effacement, de flottement et d’apesanteur.
Soucoupes violentes - 3 min. 40 - 2005

Jaap de Ruig
Man 2 min. - 1999
« I love video. It is image, sound and word. It is fantasy and realism. Video is suitable for documentaries, animation, cartoons, movies, music videos and commercials. I love it because it is a medium that easily connects with our daily existence. It is like fire, both useful and dangerous. It can cherish and desillusion. It can be democratic or surpressing, a tool in the hands of activists as well as the government... » Jaap de Ruig, décembre 2002

Jérôme Gras
Choc - 3 min. 10 - 2004
Une confrontation radicale au "white cube" qui laisse des traces et pourrait bien aussi laisser quelques séquelles...
Ring - 2 min. - 2002
"Il existe des lieux qui semblent porter en eux le fait divers, le psychodrame (aires d’autoroutes, zones péri-urbaines...), où l’on se dit qu’ici tout peut arriver... on imagine le pire".
Une aire de parking désertée devient le théâtre d’un affrontement insolite et étrange. Un personnage y est en prise avec un objet récalcitrant.
Loops - 2 min. - 2002 et Tubes - 1 min. 25 - 2002
Des apparitions intempestives dans l’espace urbain provoquent des disjonctions et inscrivent une relation déplacée avec l’environnement. Dans ces micro-interventions vidéos, il s’agit de dédoubler le réel, interagir avec l’espace en s’immisçant dans son épaisseur pour en questionner les limites, en sonder les marges...
Punished - 1 min. 20 - 2002
"Au fond des bois, un clown au bout du rouleau..", une scène pathétique et décalée sans mobile particulier mais avec des indices bien réels.
La chute - 1 min. - 2002
Plan fixe sur un bâtiment quelconque. Puis soudain... Le spectaculaire rabaissé au niveau 0.

SÉQUENCE 3

Christian Barani
Sur la route - 2 min. 27 - 2006
Ethiopie, juillet 2004.

Emmanuel Deswarte
Ici et maintenant (3) - 3 min. 05 - 2005
Le dispositif perceptif sollicite le sens du toucher et lui applique une correspondance visuelle et sonore.

I.A.T. (Anne CLEARY et Denis CONNOLLY)
Scènes du Boulevard - 2002
(24 vidéos courtes, durées variables)
La promenade est une question de couleur - 3 min.
Un studio de production est installé dans un appartement, au 5ème étage, surplombant un boulevard du nord de Paris. Sous l’œil orwellien de la caméra, la vie quotidienne ou exceptionnelle du quartier succombe à la démarche expérimentale des deux réalisateurs.
Performances burlesques ou musicales, chorégraphies, témoignages : le satyre d’IAT questionne la paranoïa sécuritaire, l’intégration des cultures et la place de l’artiste dans la ville.

frédéric dumond
text - 3 min. 49 - 2006 (Collection “le point sur le i” DVD ‚7)
Présence du monde dans l’œil-pensée de celui qui regarde. Cette vidéopoésie explore les possibilités de composition/décomposition des images, non plus selon un rapport analogique à ce qui est vu, mais selon l’expérience d’un regard du langage, qui permet de voir s’esquisser dans l’éphémère de la dissémination, des présences, des liaisons, des dynamiques, qui immédiatement se dissolvent prises dans le jeu d’expansion/rétractation du trajet de la pensée.
Si une image nous est donnée ici, dans cette approche, elle ne serait être autre que le mouvement centripète/centrifuge de la pensée humaine qui fait l’expérience de la survenue des phénomènes au sein de sa propre réalité. Philippe Boisnard

Franck et Olivier Turpin
Les mécanos : 2 min. 20 - 1998
« L’expérience du double »
« ...Le turpin-turpin, être non identifié, se déplace en paire siamoise. Depuis son enfance, ledit phénomène remplit les albums-photo ainsi que des mètres de petits films super 8. Ces représentations opèrent un redoublement du double qui en accentue encore l’homothétie des deux homo-sapiens. Les jumeaux Franck et Olivier Turpin en sont le centre, excluant les autres personnages qui s’effacent afin de révéler mieux cette incidence. Le jeu de rôle est là, simple et complexe. Franck et Olivier Turpin y sont entraînés depuis leur naissance surprenante et accidentelle. Et les « Siamoiseries », (« la Boxe », la « luTTe » et « Les demoiselles » sont enregistrées, telles des grimaces corporelles que ne renierait pas la physiognomonie, selon des modes de déplacement voisins du ressort et de l’effort burlesque et moderne d’un Jacques TATI. Les actions des acteurs forcent une mise en situation où le parcours dans le paysage revêt parfois la magie de la simple apparition. » Lise Guehenneux - septembre 1998

Julie-Christine Fortier
Julie in the Box - 8 min.15 - 2002 :
- Shift (1999)
- Mechanical Rodeo (2000)
- Line Up (2001)
- Blizzard Blizzard (2000)
- C’est pas grave (2002)
Cette vidéo réunit sous la forme d’un compte à rebours cinq vidéo-performances mettant en scène le figement ou la réanimation de mon visage.

Brigitte Zieger
Fata Morgana - 3 min. 20 - 2001
Un paysage désertique n’est autre qu’un chapeau de paille.

Marcel Dinahet
- La plage à Dinard - 1 min. 10 - 2000
- Sur la baie - 1 min.
Depuis 1986, le travail de Marcel Dinahet est en rapport avec le milieu marin et sous-marin, le littoral. Ses premières sculptures étaient réalisées avec des éléments de la mer - conglomérats de coquillages - ou qui leur ressemble : minéraux, argile... Souvent reliées entre elles par un filin, elles étaient placées sous l’eau, à environ sept mètres de profondeur. Ensuite l’artiste filmait cet espace particulier qui possède un temps et une activité propres : la mer, vérifiant ainsi la permanence de l’action du milieu aquatique sur ces objets amenés à disparaître. Aujourd’hui, Marcel Dinahet témoigne différemment de cet abandon à la nature.
Dans ces œuvres sensuelles où la caméra en véritable instrument optique révèle des phénomènes et des déplacements dans notre vision, des images métaphoriques, il est question d’errance, de disparition, d’horizon, d’espaces reflétés, de lumières et de passages... Sophie Legrandjacques

Christian Barani
Voiles - 2 min. 15 - 2006
Plan-séquence tourné à Harar, Ethiopie.


arrière-pensée

Cette exposition se compose essentiellement de quarante ballons de plage recouverts d’adhésif papier. Ces ballons sont posés au sol et distribués dans les trois salles du lieu de Annette Huster, 4ter passage Josset à Paris 11ème.

Les ballons peuvent passer d’une pièce à l’autre au gré des passages, des incidents, des nécessités du lieu. En tout sens.
L’espace est ouvert sur deux ruelles, comme un autre passage.
L’installation peut être pensée comme un flux, billes dans une boîte, jeux.
Dans ce lieu, aux modestes dimensions, il y aura toujours plus de ballons que de personnes présentes.
Dans ce travail, il n’y a ni narration, ni nostalgie. L’ensemble est une proposition immédiate pour les enfants, occasionnelle pour les adultes. Elle se donne en tout sens, dans une grande liberté. Le lieu d’exposition devient une clôture, un contenant.
Le vernissage porte le nom de ballet car cette installation ne propose pas d’arrêt, un mouvement ou chacun repartira avec un sachet. Ce dernier est une proposition à déguster sur place ou ailleurs.
Si « arrière-pensée » est le titre de ce travail, c’est peut-être une fausse piste, une manière de conjurer le projet derrière ce qui est présent.

crédits photographiques : © patrickandrédepuis1966


 
 
 
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