les activités
 
- FESTIVAL LE SIGNAL

Biarritz
Le 20 janvier 2004


à l’invitation de Fabrice Guyot

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Loïc CONNANSKI - frédéric dumond - Julie-Christine FORTIER - Andreas GEDIN - Augustin GIMEL - Patrick HÉBRARD - Germain HUBY - Edouard LEVÉ - Franck et Olivier TURPIN - Corinna SCHNITT

Nombre de spectateurs : 40

crédit photographique : © Andreas Gédin (Christophe et Christophe)


Loïc CONNANSKI (France) :
Auto-filmeur acariâtre et prétentieux. Inventeur de la caméra DV, du montage virtuel, de l’interactivité et du ready-bad. En général, les imbéciles n’aiment pas son travail. Loïc Connanski.
- Bande Annonce. 2 min - 1994
Bande annonce.
- L’homme le plus chiant du monde. 3 min 10 - 1995
La vidéo la plus chiante du monde.
- Nénesse café. 1 min 30 - 1995
A la télé, il faut toujours faire la publicité d’autre chose que de soi pour faire sa publicité.

frédéric dumond (France) :
téléfiction #3. 3 min - 2003
Les téléfictions sont un ensemble de pièces vidéos réalisées à partir d’émissions télévisées, principalement de séries américaines omniprésentes, parfois d’entretiens. Ce sont de courtes vidéos où chaque personnage se passe la parole, et produit ainsi un récit que le montage construit. Chacune est une fiction et un essai vidéo qui utilise les émissions télévisées comme un matériau de travail brut. Il s’agit d’en isoler des fragments qui permettent de basculer les séquences retenues sur un tout autre plan narratif et conceptuel, de manière à constituer un univers totalement différent, tout en conservant la trace de son origine.

Andreas GEDIN (Suède) :
Christophe et Christophe. 10 min - 1998
Deux hommes essaient de prononcer 80 mots à raison d’un par seconde avec l’aide d’un métronome. L’un se trompe souvent, l’autre rarement, l’un est désappointé, l’autre est heureux. Dans l’installation d’ou est tirée cette vidéo, chaque personnage est dans un moniteur différent et les magnétoscopes ne sont pas synchronisés. C’est donc le hasard qui fait que parfois les deux locuteurs prononcent ensemble le même mot.

Edouard LEVÉ (France) :
Anamorphoses. 10 min - 2000
Principe : une feuille est posée sur un tourne-disque. Elle annonce une figure géométrique ((un carré, un rond...) ou un mot (un concept (réalisation, aveuglement...) ou encore un nom d’artiste ou d’écrivain)). Puis une deuxième feuille, vierge, est placée sur le plateau. Le mouvement du tourne-disque est lancé. Un dessin est réalisé où un mot est écrit sur la feuille en rotation. La feuille est arrêtée, et donnée à voir quelques secondes. Le dessin qui apparaît n’a qu’un rapport imaginaire avec ce qui a été annoncé, le modèle ayant été anamorphosé par le mouvement circulaire. Le processus est répété, explorant les rapports qui se tissent entre une figure et une légende qui ne coïncident plus.

Julie-Christine FORTIER (Québec) :
Rien ne va plus. 2 min 10 - 2002
La rotation et les effets hypnotisants qui sont recréés dans cette vidéo-performance ouvrent un espace abstrait tout en rappelant l’environnement ludique du divertissement à travers le travail sonore réalisé.

Franck et Olivier TURPIN (France) :
L’expérience du double.
"...Le turpin-turpin, être non identifié, se déplace en paire siamoise. Depuis son enfance, ledit phénomène remplit les albums-photo ainsi que des mètres de petits films super 8. Ces représentations opèrent un redoublement du double qui en accentue encore l’homothétie des deux homo-sapiens. Les jumeaux Franck et Olivier Turpin en sont le centre, excluant les autres personnages qui s’effacent afin de révéler mieux cette incidence. Le jeu de rôle est là, simple et complexe. Franck et Olivier Turpin y sont entraînés depuis leur naissance surprenante et accidentelle. Et les « Siamoiseries », (« la Boxe », la « luTTe » et « Les demoiselles » sont enregistrées, telles des grimaces corporelles que ne renierait pas la physiognomonie, selon des modes de déplacement voisins du ressort et de l’effort burlesque et moderne d’un Jacques TATI. Les actions des acteurs forcent une mise en situation où le parcours dans le paysage revêt parfois la magie de la simple apparition." Lise Guehenneux - septembre 1998
Les mécanos. 2 min 20 - 1998

Patrick HÉBRARD (France) :
Double-Bind. 3 min - 2003
Le dispositif de tournage et le montage en double-bande mettent en évidence le jeu des forces et des pressions qui agissent sur un corps dans un espace.

Augustin GIMEL (France) :
L’Œil lourd du voyage mécanique. 3 min - 2003
Paysage rotatif, carte postale en mouvement, le lac Anosy à Antananarivo (Madagascar) considéré comme un espace à entreprendre selon ses propriétés.

Corinna SCHNITT (Allemagne) :
The sleeping girl. 16mm. 9 min - 2001
Un quartier d’habitation résidentiel d’une ville énigmatique totalement désertique. Dans une atmosphère fantomatique et inquiétante par son manque de vie, seule la présence humaine d’une voix sur un répondeur téléphonique vient rompre ce silence.


En présence de l’artiste :

Germain HUBY (France) :
Germain fait sa télé. 2000/2002, (extraits).
Pour l’émission « Die Nacht/La Nuit » de Paul OUAZAN. Atelier de Recherche d’Arte France.
« Mettre au jour la structure interne d’un produit télévisuel, c’est montrer que tout en connaissant ses mécanismes et les manipulations que ceux-ci provoquent sur le spectateur, on peut les aimer et leur attribuer une valeur, ne serait-ce que celle justement de pouvoir se prêter à l’analyse ».
Dans cette série, qui se compose d’épisodes très courts, j’incarne un personnage dont le quotidien pourrait ressembler à celui de monsieur tout le monde. Cependant une sorte de dédoublement de la personnalité s’opère sur ce personnage qui ne s’exprime qu’avec les voix des protagonistes de la télévision.
Cette proposition souligne évidemment avec humour les effets de projection et d’identification du spectateur aux vedettes du petit écran. Ce personnage un peu fou, possédé par la télévision incarne à l’extrême, la fascination que nous avons tous (à différents degrés) pour ce médium. Mais cette démarche repose inévitablement la question de la représentation du réel.
La falsification que les médias opèrent par rapport au réel dissimule le plus souvent des intérêts politico-économiques pas toujours repérables. En détournant les bandes-sons des programmes télé et en les plaquant sur les images de « mon quotidien », se produit un décalage opérant comme un filtre, qui permet au téléspectateur d’accéder à un autre niveau de lecture. La mise en relief de la bande-son dépouillée de son image d’origine (puissance de séduction) dévoile la pauvreté imaginaire, et révèle parfois les propos idéologiques ou les « messages » cachés derrière les apparences spectaculaires.
- # épisode 1 : urgences. 5 min
- # épisode 2 : qui veut gagner des millions. 3 min 20
- # épisode 4 : ça se discute. 3 min 30
- # épisode 6 : les informations (l’insécurité). 3 min
- # épisode 7 : chanter la vie (pascal sevran). 4 min
- # épisode 8 : loft story. 4 min 30

 
 
 
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