les activités
 
- LA JEUNE CREATION à la Grande Halle de la Villette

Paris
Les 28 février et 1er mars 2003


ARTISTES PRÉSENTÉS :
Thomas BARBEY - Philippe CHARLES - frédéric dumond - Sandra FOLTZ - Agnès GEOFFRAY - Terrence HANDSCOMB - Germain HUBY - Miles KINGSLEY McKANE - Sabine MASSENET - David ORTSMAN - Arnold PASQUIER - patrickandrédepuis1966 - Martine ROUSSET - Vincent ROUX - Corinna SCHNITT Nombre de spectateurs : 60

crédit photographique : © Christian Barani (Staber Mater)


le 28 février 2003

patrickandrédepuis1966 (France) :
Soliloques. 10 min - 2002
Construire une phrase a été le centre du montage de ce film et les mots une évidence.
Ils s’organisent comme le début d’un récit où l’on pose les dédicaces et où la première phrase donne l’intention. Les actions sont plus dessinées qu’auparavant, comme ces jeux où le style produit plus de sens que l’action elle-même. Souvent pendant le tournage, j’ai pensé à Saint-François qui symboliquement, pour signer son engagement spirituel, enfila une robe bleue contre une défroque brune.

frédéric dumond (France) :
Harangue. 3 min 30 - 2002
Un personnage (l’auteur, le vidéaste), debout sur un tréteau.
Les mouvements faits pour se maintenir en équilibre sont aussi des gestes d’orateur...
Quelles possibles prises de position ? et dans cette position, quelle fin ?

Agnès GEOFFRAY (France) :
Stam. 3 min - 2002
Une personne bègue raconte une situation de rencontre.

Sandra FOLTZ (France) :
La femme à plusieurs voix. 5 min 17 - 2002
La femme à plusieurs voix interroge l’identité d’un personnage à travers le timbre d’une voix. Cette vidéo a été conçue à partir d’un questionnement sur la manière de lier de manière crédible la parole, le texte et l’image. J’ai choisi volontairement de me limiter à des éléments très simples :
un personnage, un lieu, un texte. Du fait de la présence du livre à l’écran et de la lecture, le texte n’appartient pas au personnage qui le dit. Il n’y a pas de jeu d’acteur. C’est la voix seule par son timbre qui se charge de tracer l’identité incertaine du personnage présent à l’écran.

David ORTSMAN (France) :
- Disneyland, le premier boulot de la bonne. 2002
A Disneyland, le pays magnifique, il y a Mickey, Pluto et Donald qui font jubiler les enfants, et dans Mickey, Pluto et Donald, il y a les Cast Members, les jeunes que font trimer le Team Leader. C’est une histoire de Cast Member payé au SMIC au pays magnifique.
- Un rêve. 2002
"Je rêve que je mange mon père..." Je témoigne de ce rêve debout, face à la caméra, comme un grand.

Corina SCHNITT (Allemagne) :
The sleeping girl. 9 min - 2001
Un quartier d’habitations résidentiel d’une ville énigmatique totalement désertique. Dans une atmosphère fantomatique et inquiétante par son manque de vie, seule la présence humaine d’une voix sur un répondeur téléphonique vient rompre ce silence.

Arnold PASQUIER (France) :
- Réalisations (extraits). 2002
Réalisations comprend neuf courts métrages allant d’un solo de la danseuse Pina Bausch au portrait de l’artiste canadien Michael Snow, en passant par une poursuite à ski. Au fil de ces petites pièces, Arnold Pasquier explore poétiquement les invariants du langage cinématographique : le mouvement, le rythme, la surimpression, les liens de l’image à la parole et au texte, la révélation du passage au net ou la dissolution dans le flou, pour raconter toujours l’amour, le rêve et la disparition.
- Enchaînés. 1 min 59
Un homme lèche la table, puis le bras d’un autre homme. Les sous-titres développent le récit d’une passion amoureuse.
- Montesanto. 2 min 42
Un jeune couple est assis dans la station du funiculaire de Montesanto, à Naples. Il la serre dans ses bras, l’embrasse. Les sous-titres, extrait de la scène du balcon du film "Une place au soleil" de George Stevens accompagne et révèle l’intensité de la relation.

Vincent ROUX (France) :
Promenade nocturne. 14 min - 1999
Cette bande vidéo traite de la révélation de l’image, le passage du noir à la lumière, puis au noir. C’est l’enregistrement d’une performance nocturne.


le 1er mars 2003

Sabine MASSENET (France) :
Sans titre. 1 min 52 - 2002
Des femmes au régime dégustent leur yaourt maigre...

Thomas BARBEY (France) :
- Vitrines. 1 min - 2000
En primant les jeux, on recherche le ressort de l’appât du gain pour faire rêver le téléspectateur avec un rêve à sa portée. « Panem et circenses » - du pain et des jeux, suffirait d’après le poète Juvénal au bonheur d’une population qu’on apaise par le divertissement et les distributions de pain qui le précèdent.
- Capital-Beauté. 1 min 28 - 2002
La beauté est une forme du capital, une valeur exponentielle. Ce n’est plus un objet de désir mais un objet fonctionnel, homologue des objets asexués. Inversement. Le moindre des objets investis implicitement sur le modèle du corps/objet de la femme, se fétichise pour que la force du désir puisse se muer en demande d’objets/signes.
Ici les femmes deviennent objets, et là les objets sont sexués.

Germain HUBY (France) :
Germain fait sa télé. 2000/2002
Dans cette série, qui se compose d’épisodes très courts, j’incarne un personnage dont le quotidien pourrait ressembler à celui de "Monsieur tout le monde". Cependant, une sorte de dédoublement de la personnalité s’opère sur ce personnage qui ne s’exprime qu’avec les voix des protagonistes de la télévision.
- # épisode 4 : ça se discute. 5 min

Philippe CHARLES (France) :
Le rêve de Martin. 5 min 11
Le vocable animalier de Philippe Charles nous entraîne dans un univers où le grotesque désamorce constamment la violence sous-jacente des images.

Terrence HANDSCOMB (Nouvelle Zélande) :
Heat (knowing your appliance). 5 min 27 - 2000
Avec la chaleur, tout devient chaud, très chaud.

Miles KINGSLEY McKANE (Nouvelle-Zélande) :
Lyndhurst Horse. 10 min - 2002
Une petite ritournelle métaphysique. Un cheval tourne autour d’un homme.
On est pris dans le rythme des pas, rien ne se passe et le cheval tourne.
Cela crée un effet hypnotique, on entre dans un espace de transe.
Le cheval tourne et devient lumière.

Vincent ROUX (France) :
5 vidéos. 17 min - 2002
EU - Mer - Champ - Ciel - Route

Martine ROUSSET (France) :
Hôtel TURKOMAN. 10 min - 2001
C’est là que la ville offre à l’inconnu de passage or et nuit au visiteur à peine venu. Fragment, le caillou donné au bord du chemin, brut. On le prend, on le garde. Est-ce qu’on peut lire dedans les lueurs qui passent ? Qu’est-ce qui est écrit ? Images entières, images premières, loin de l’art et la manière.

Christian BARANI (France) :
Staber Mater. 5 min - 2001
Mise en images du Staber Mater du quatuor vocal de Giovanna Marini.
Au bord du fleuve l’Arno, un soir, des images abstraites pénètrent dans la caméra. Dans cette lumière de Toscane, la peinture surgit dans un plan séquence.
Figuration et dissemblance s’interpénètrent, je pense à Fra Angelico.

 
 
 
ˆ