les activités
 
- éof

15 rue Saint Fiacre 75002 Paris
Le 16 juin 2002


à l’invitation de Serge Ramon et Kiko Herrero

est-ce une bonne nouvelle, éof , Heure Exquise ! présentent “PERTE DE SIGNAL”

est-ce une bonne nouvelle répond à l’artiste québécoise Julie-Christine Fortier
sur les thèmes paysage, écran , espace clos, corps captif.

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Nicolas BARRIÉ - Hugo BÉLIT - Laëtitia BOURGET - frédéric dumond - Andreas GEDIN - Rafaël GRAY - Patrick HÉBRARD - Terrence HANDSCOMB - Pascal LIÈVRE - Tilo LAGALLA - Sabine MASSENET - Gisèle MEICHLER - patrickandrédepuis1966 - Richard SKRYZAK - Brigitte ZIEGER

crédit photographique : © Julie-Christine Fortier (Blizzard Blizzard)


PAYSAGE

Richard SKRYZAK (France) :
L’arc-en-ciel. 4 min - 2001
Une œuvre qui fait écho à l’un des tableaux les plus célèbres du musée des Beaux-arts de Valenciennes : Le paysage à l’arc-en-ciel de Rubens. La rencontre fortuite d’un dispositif d’arrosage champêtre m’a permis de capter des mini arcs-en-ciel et de les restituer comme autant d’instants visuels purs, intenses et éphémères. L’arc-en-ciel comme mire de barre naturelle, pont de couleurs fluide et virtuel, s’inscrit par l’immatériel au cœur même du réel.

Christian BARANI (France) :
Staber Mater - 5 min - 2001
Mise en images du Staber Mater du quatuor vocal de Giovanna Marini.
Au bord du fleuve l’Arno, un soir, des images abstraites pénètrent dans la caméra. Dans cette lumière de Toscane, la peinture surgit dans un plan séquence.
Je pense à la peinture du quattrocento, à Fra Angelico.

Rafaël GRAY :
Walking on an american painting. 20 min - 2001
Je marche, sans regarder mes pieds. En mouvement, encore une fois.
Sur les trottoirs de New York City :
Une oeuvre d’art / une peinture américaine. Au rythme de mes pas, le tableau se déroule.
(Transe de béton et de goudron
Mouvement de matières, lignes, couleurs
objets / papiers / messages /
"Égo nomade", tuyaux verts, danseuse tahitiennes
Voyez les points noirs ? (ce sont des chewin-gums)
Le regard attiré vers le haut trois fois, par le son d’avions dans le ciel.

patrickandrédepuis1966 (France) :
Sans titre. 12 min - 2001
Ces images sont des images de territoires : géographiques et visuels. La présence de mon corps est une incarnation se situant sur une frontière. Le signe est une présence. La lenteur générale du déroulement des images est le signe d’un hors temps comme un paysage d’hiver.

Julie-Christine FORTIER (Québec) :
Blizzard Blizzard. 3 min 30 - 2000
La performeuse, exposée aux frimas, pose pendant 3 min 14 dans cette vidéo-performance de 3min 18.


ÉCRAN

Frédéric DUMOND (France) :
TV/cut # 1. 3 min - 2000
Les téléfictions sont un ensemble de pièces vidéos réalisées à partir d’émissions télévisées, principalement de séries américaines omniprésentes, parfois d’entretiens. Ce sont de courtes vidéos où chaque personnage se passe la parole et produit ainsi un récit que le montage construit. Chacune est une fiction et un essai vidéo qui utilise les émissions télévisées comme un matériau de travail brut. Il s’agit d’en isoler des fragments qui permettent de basculer les séquences retenues sur un tout autre plan narratif et conceptuel, de manière à constituer un univers totalement différent, tout en conservant la trace de son origine.

Sabine MASSENET (France) :
Sur cette photo. 6 min - 2002
“Sur cette photo” est constitué de plusieurs centaines d’images d’écran. Trouvées pour la plupard sur le web, elles ont une relation directe avec celles évoquées par Patrick Bouvet dans son livre SHOT. Cette matière figée de l’image, mais aussi mémoire collective vivante, constitue ainsi la trame visuelle de ce texte : une compilation de tous les passages à l’acte, mythiques ou simplement signifiants, de la seconde moitié du XXème siècle, toujours saisis par le filtre de l’image médiatique. L’auteur enregistre la violence d’un monde empli de corps malmenés, calcinés, de collisions, de terroristes en cagoule. La mort de Kennedy, photos avant/après l’implantation d’une prothèse mammaire, le crash d’un Boeing 747, Hiroshima, etc...
Au centre de son propos, le corps. Toujours présent, ce corps-crash, ce corps-objet, ce corps-performance reste peut-être le « dernier bastion de résistance, la dernière réalité physique d’une certaine liberté » dit l’auteur.

Nicolas BARRIÉ (France) :
Le portrait d’Amélie. 7 min 29 - 1999
Une morphopsychologue fait le portrait d’une femme. Cette vidéo repose sur des impressions figuratives et abstraites accompagnées d’une bande-son mystérieuse et mystique.

Richard SKRYZAK (France) :
Electron. 2 min 45 - 1986
Electron peut se lire comme une transposition métaphorique de la constitution de l’image vidéo. Un spot (point lumineux) heurte violemment l’écran cathodique suivant un ensemble de trajectoires successives (balayage séquentiel) ; il s’inscrit dans les limites d’un cadre, en y laissant des traces rétiniennes (lignes rémanentes) qui, à la fin, donnent une image identifiable (la lune). Les mouvements rapides et désordonnés du point lumineux évoquent le caractère éphémère et instable de l’image vidéo. Comme celle-ci, la lune, en balayant lentement le ciel, illumine l’obscurité.
Ce que l’on croit voir ne correspond pas à ce qui est.

Julie-Christine FORTIER (Québec) :
Shift. 1 min 30 - 1999
Le buste de la performeuse, analogue à un support de carte postale, fait tournoyer les images des regards capturés.

Andreas GEDIN (Suède) :
Christophe et Christophe. 10 min - 1998
Deux hommes essaient de prononcer 80 mots à raison d’un par seconde avec l’aide d’un métronome. L’un se trompe souvent, l’autre rarement ; l’un est désappointé, l’autre est heureux. Dans l’installation d’où est tirée cette vidéo, chaque personnage est dans un moniteur différent et les magnétoscopes ne sont pas synchronisés. C’est donc le hasard qui fait que parfois les deux locuteurs prononcent ensemble le même mot.

Hugo BÉLIT (France) :
Nuages. 15 min - 2001
Film de mémoire plus qu’un film du souvenir, Nuages est une situation plastique et sonore. A partir de films de famille en format Super 8 retrouvés, Hugo Bélit refilme les images, les ralentit, les retraite, en explore les couches sensorielles. Ce voyage intime renvoie ces films sans intention à un statut iconique. La musique hypnotique et lancinante confère à ce film toute sa densité sans être une amplification de l’image. Chacun renvoyé à l’exploration de sa mémoire retrouve les mouvements chorégraphiques des corps d’enfants, des visages perdus, un enfant qui danse, un ciel où l’on devine un corps d’ange. Frédéric Chevallier


ESPACE CLOS - CORPS CAPTIF

Patrick HÉBRARD (France) :
- Escalier descendant un homme. 2 min - 2001
Un homme essaie de monter les marches d’un escalier. Cet escalier est disposé de telle sorte dans l’espace qu’il oblige le corps a expérimenter une nouvelle façon de se déplacer et d’éprouver des états de pesanteur et d’apesanteur.
- S’en sortir sans sortir. 2 min - 2001
Un homme, confronté à une porte, ne peut ni sortir ni entrer. Dans le cadre étroit de cette embrasure, le corps passe par des états et des postures quasi-animales pour essayer de s’en sortir sans sortir.
- Contretemps. 2 min - 2001
Un homme marche dans un cercle comme s’il était les aiguilles d’une horloge. Le cercle tourne, s’emballe et soumet le corps à des chutes, des ruptures, des états d’effacement, de flottement et d’apesanteur.

Pascal LIÈVRE (France) :
Abba Mao. 4 min - 2001
Pascal Lièvre réalise le play-back de la chanson Abba Mao devant un fond rouge en se maquillant le visage lui-même en rouge. Texte de Mao Zedong ; extraits de citations du petit livre rouge chapitre XXXII - La culture et l’art - 1966

Julie-Christine FORTIER (Québec) :
Mechanical Rodeo. 1 min 40 - 2000
Vidéo-performance dans laquelle les circonvolutions oculaires d’une performeuse au visage statique, s’emballent au rythme d’une petite mécanique.

Laëtitia BOURGET (France) :
Manipuler son corps. 4 min 40 - 1997
Le corps féminin envisagé comme matière sonore et visuelle, entre beauté et monstruosité, légèreté et gravité, entre vie et mort.

Brigitte ZIEGER (Allemagne) :
Serial self. 4 min 44 - 1999
De l’artiste au modèle.
Dans les deux vidéos Venus et Serial Self, Brigitte Zieger est le modèle. Pour autant, il ne s’agit pas d’autoportraits dans le sens d’un questionnement autour du narcissisme de l’artiste. Elle s’est finalement choisie pour son savoir-faire de sculpteur et par commodité, à la manière de certains peintres qui, ne pouvant financer de modèles, faisaient appel à leur propre reflet pour pouvoir travailler. L’artiste devient ici actrice et réalisatrice d’une fiction qui met en œuvre l’image d’une femme comme entité d’un générique féminin plutôt que d’une spécificité féminine.

Terrence HANDSCOMB (Nouvelle-Zélande) :
Heat (knowing your appliance). 5 min 27 - 2000

Gisèle MEICHLER :
Rosa Rot. 8 min - 1994/2001
Où les clinamens changeants de la neige devant les bouleaux installent un climat zen, la diction simple d’une lettre de prison de Rosa Luxemburg instille ensuite une subtile mélancolie, entre sens politique et sensibilité naturelle.

Tilo LAGALLA (France) :
Partida 2. 10 min - 2001
Petites saynètes drolatiques et incisives par un vidéaste niçois.

 
 
 
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