les activités
 
- ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE DUNKERQUE

Dunkerque
Le 15 mai 2002


à l’invitation de Richard Skryzak

ARTISTES PRÉSENTÉS :
yann beauvais - Raphaël BOCCANFUSO - Laëtitia BOURGET - frédéric dumond - Olaf GEUER - Patrick HÉBRARD - Tilo LAGALLA - Sabine MASSENET - Valérie MRÉJEN

Nombre d’étudiants : 20

crédit photographique : © Laëtitia BOURGET (...)


Christian BARANI (France) :
URBAN VIDEO, Kathmandou. 13 min 20 - 2002
La dérive produit une attitude, une forme assujettie au hasard et fait apparaître une vision personnelle de la ville traversée. Dans cette dérive, un trajet s’invente, un trajet qui tient compte à la fois de la géographie physique mais aussi de ma relation psychique à l’espace et aux personnes. Cette marche dans la ville devient une performance dont le résultat est une forme plastique, documentaire. Le territoire est représenté comme une expérience.
Dans ce rapport à la représentation de la ville, l’improvisation structure le désir de filmer et chaque plan n’est jamais tourné deux fois. L’intuition me fait déclencher l’enregistrement, sans jamais savoir ce qu’il va se produire. Filmer devient ainsi un acte performatif.
Avec ce dispositif, l’instant où la caméra pénètre le réel et le modifie, apparaît et questionne le processus “documentaire”. Cette dérive prend la forme d’un montage d’ambiances singulières liées à la diversité des espaces urbains traversés et des personnes rencontrées. Elle produit un collage urbain, une vision personnelle et esthétique de la ville.
Urban video est une série qui s’enrichit et se construit dans le temps.

Sabine MASSENET (France) :
Je comprends moi aussi le langage des oiseaux. 7 min 30 - 2000
Rosa Luxemburg aimait les oiseaux. Elle disait comprendre leur langage. Le film est composé d’images tirées de documentaires animaliers. Le commentaire classique de ce type de film glisse petit à petit vers un discours politique de Rosa de 1915, prémonitoire quant aux conséquences de la guerre de 1914-18. Guerre sinistrement fondatrice du siècle qui s’achève aujourd’hui.

Raphaël BOCCANFUSO (France) :
Prendre la parole. 2 min 23 - 1997
Vidéo-performance (faisant partie d’une série) interrogeant l’engagement politique aujourd’hui.

yann beauvais (France) :
Still life. 12 min 30 -1997
Ce film fait se côtoyer plusieurs discours vis-à-vis du VIH / sida. D’un côté des textes écrits en anglais et en français (qui traduit quoi) apparaissent à l’écran à des vitesses variables et selon plusieurs modalités rythmiques, de l’autre côté sur la bande-son : des voix d’hommes. Les discours et les expériences du sida se croisent et font surgir par la fragmentation des modes d’énoncés qui articulent le politique au subjectif selon des modalités visuelles particulières. Le sida n’a pas disparu avec la tri-thérapie. On le banalise pour mieux l’occulter. Ce film inscrit aux travers de confrontations, des ruptures dans notre appréhension du VIH et du sida. Engagement d’un individu face à une civilisation qui promeut la disparition comme mode de vie. Il s’agit d’affirmer une altérité dans cette belle homogénéité aseptisée. Son Actus Tragicus de Jean Sébastien Bach, Blue de Derek Jarman, David Wojnarowicz et Ben Neil, Yann Beauvais.

Tilo LAGALLA (France) :
La Victorine mastegan, La Gôma a Pantaiar.
(Extraits) - 1999
Petites saynètes drolatiques et incisives par un vidéaste niçois.

Patrick HÉBRARD (France) :
Escalier descendant un homme. 2 min - 2001
Un homme essaie de monter les marches d’un escalier. Cet escalier est disposé de telle sorte dans l’espace qu’il oblige le corps a expérimenter une nouvelle façon de se déplacer et d’éprouver des états de pesanteur et d’apesanteur.

frédéric dumond (France) :
Vidéolettre #2 (les lilas). 3 min - 2002
Cette lettre a été écrite lors d’une matinée de tournage aux Lilas et fait partie d’une série. Comment écrire avec l’image-vidéo comme medium ? Ces vidéos sont une série de textes écrits à partir des mots d’enseignes lumineuses, affiches, signalétiques qui balisent les territoires urbains et suburbains (routes et rues, rues commerçantes, petits et grands commerces, centres commerciaux de banlieue). Les mots ont été filmés sans idée du texte au départ, mais pour constituer un corpus propre à chaque unité de tournage (une unité = un temps et un lieu de captation uniques). Chaque texte est ensuite écrit et se succèdent alors des mots, des mouvements formant des phrases, l’ensemble prenant la forme d’une lettre adressée au spectateur.

Olaf GEUER (Allemagne) :
Komposition für vier Treppenhäuser und eine Person : 3 min 30 - 2000
L’escalier est certainement l’un des jeux rythmiques instrumentaux les plus joués. Cette vidéo joint simultanément quatre escaliers et les expériences faites sur ces quatre images parallèles - et la composition sonore.

Laëtitia BOURGET (France) :
(...). 10 min 30 - 2001
Des phénomènes épidermiques qui nous révèlent une activité de notre corps indépendante de notre volonté. Une forme de conscience non-consciente, une passivité active ou des activités passives qui pourraient s’appeler « être en vie ».

Valérie MRÉJEN :
Extraits de "24 Vidéos" :
- Michèle et Aurore. 2 min - 1997
avec Michèle Moretti (mère) et Aurore Mréjen (fille). Une mère donne quelques conseils de beauté à sa fille adolescente.
- Maïté et Philippe. 2 min - 1998
avec Philippe Laudenbach et Maïté Maillé. Un père demande à sa fille comment elle va.
- Sympa. 1 min 10 - 1998
avec Lucia Sanchez. Une jeune femme raconte sa soirée de la veille.

 
 
 
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