les activités
 
- EXTENSIONS #6, dynamiques d’écritures à l’Ensci/Les Ateliers

48 rue saint Sabin 75011 Paris
Le 26 avril 2006


extensions #6 - l’Ensci / Les Ateliers - invite des écrivains, des poètes, des plasticiens qui créent des dispositifs, sous forme de performances, installations, mix, dans une liaison indissociable de la forme et du sens.

proposition de frédéric dumond avec le concours de Véronique Barani et l’aide des artistes présentés.

“prendre position”

ARTISTES PRÉSENTÉS :
Emmanuel ADELY - Hakeem b - Christian BARANI et Guillaume REYNARD - yann beauvais - Raphaël BOCCANFUSO - Loïc CONNANSKI - frédéric dumond - Jean-Michel ESPITALLIER - Andreas GEDIN - Agnès GEOFFRAY - Jérôme GRAS - Grupo EMPREZA - Gisèle RAPP-MEICHLER -

INSTALLATIONS :
Régis PERRAY et frédéric dumond


INSTALLATIONS :

Régis PERRAY (france)
La balade du balai - Kinshasa (40 min. - 2004)
Les mots propres :
Dépoussiérer, balayer, frotter, laver, serpiller, astiquer sont ses maîtres mots, ses MOTS PROPRES. Ces tâches ménagères, que la plupart d’entre nous associe à l’idée de labeur, corvée, besogne, travail, sont l’objet principal de l’activité artistique de Régis Perray. De Nantes à Kinshasa, de Poitiers à Lublin en passant par Saqqara et Roubaix, ces gestes qui nous sont communs, emprunts à une activité familière, prennent avec Régis Perray une autre dimension. Tel un archéologue en avance sur le temps, Régis opère avant l’ensevelissement, avant l’oubli dans une agitation parfois vaine mais toujours acharnée qui en rajoute à la pensée, à la poésie de sa démarche.

frédéric dumond (france)
tangent/intervenir (12 min. - 2001)
L’installation, composée d’une double projection de format identique se touchant à 90°, plonge le spectateur dans un ensemble poétique, construit à partir de mots communs au catalan et au français. Chaque bande donne à lire un texte identique, et pourtant légèrement différent, l‘un en catalan, l’autre en français. Dans ce dispositif, le texte fait image, de même que la projection simultanée évoque cette identité paradoxale et irréelle entre deux langues, dans un effet de gémellité particulièrement troublant.


PROGRAMMATION/DIFFUSION :

frédéric dumond (france)
harangue (4 min. - 2001)
Debout sur un tréteau, un personnage (le vidéaste) tente de se maintenir en équilibre, selon une chorégraphie hasardeuse, directement liée à sa position instable. Ses mouvements précaires évoquent dans le même temps, en décalage critique, la gestuelle très étudiée des orateurs politiques.

Agnès GEOFFRAY (france)
Stam (3 min. - 2002)
Une personne bègue raconte une situation de rencontre.

Jérôme GRAS (france)
Défi (6 min. 50 - 2001)
"L’Art est un sport comme les autres ; en conséquence, il nécessite un entraînement intensif..." Un personnage fait l’expérience douloureuse des principes de la "pensée positive" (self-motive) au travers d’une mise en scène absurde.

Loïc CONNANSKI (france)
- Georges Perec seul dans sa piaule (2 min. 40 - 1991)
Trente ans après LES CHOSES. En même temps que l’effondrement du bloc de l’Est, un humain occidental arrive enfin à être l’égal d’une chose.
- El pueblo (1 min. 10 - 1995)
Vengeance virtuelle, ça fait du bien quand même.
- Chiapas (1 min. 05 - 1996)
Dazibao.

David ORTSMAN (france)
Disneyland, le premier Boulot de la Bonne (7 min. - 2002)
A Disneyland, le Pays Magnifique, il y a Mickey, Pluto et Donald qui font jubiler les enfants, et dans Mickey, Pluto et Donald il y a les Cast Members, les jeunes que font trimer le Team Leader. C’est une histoire de Cast Member payé au SMIC au Pays Magnifique.

Christian BARANI et Guillaume REYNARD (france)
Une séance photo sur la place de Karaganda (kazakhstan)
(3 min. - 2003)

Gisèle RAPP-MEICHLER (france)
Rosa Rot (8 min. - 1994/2001)
Où les clinamens changeants de la neige devant les bouleaux installent un climat zen, la diction simple d’une lettre de prison de Rosa Luxemburg instille ensuite une subtile mélancolie, entre sens politique et sensibilité naturelle.

Grupo EMPREZA (brésil)
Carma ideologico (5 min.)
Happenings, performances et interférences urbaines, le travail du groupe donne toujours de l’importance à l’usage du corps, élargissant et mettant en question la tradition du "body art".
Corps individuel, corps collectif, corps privé, corps public, corps naturel, corps culturel, corps centraux, corps périphériques.

Raphaël BOCCANFUSO (Suisse)
Prendre la parole (2 min. 23 - 1997)
Dans quelles circonstances as-tu commencé à réaliser cette série de vidéos ?
Mon premier objectif était d’être présent à l’événement, d’avoir en quelque sorte rendez-vous avec l’actualité, d’agir le jour J à l’heure H dans le domaine public : la rue. Après quelques essais foireux, j’ai vite compris que si je souhaitais avoir un affrontement direct avec une foule, il me fallait trouver un contexte approprié : la manifestation de rue à fait l’affaire. Revendication sociale et politique, procession religieuse ou autre, il était intéressant que tout ce petit monde se meuve dans le même sens pour la même idée afin que je puisse m’y afficher comme singularité. Il parait que l’artiste s’expose à une situation particulière dans l’espace et le temps : à contre-courant, à l’avant-garde, en pointe, ringard va ! J’aurais aussi pu te dire mon intérêt pour la sculpture publique et ma volonté de mettre en forme la foule, de lui imprimer un mouvement : la fendre, la bousculer, la diriger, l’exciter ; comme on en parlerait en physique, de la matière pour le sculpteur quoi ! Extrait d’un entretien avec Valérie Dodeur (paru dans "la saison vidéo", automne 1999)

Emmanuel ADELY (france)
Le couteau entre les dents (5 min. 10 - 2004)
vidéo pour le DVD ‘361° de bonheur’ de Sabine Massenet
« Le couteau entre les dents » est un appel à la révolution, c’est un tract, un pamphlet d’une rare violence, dit son auteur, un hymne situationniste, dit son auteur, ou plutôt c’est ce que voudrait être « le couteau entre les dents » car comme tous les appels à la révolution « le couteau entre les dents » est plutôt d’une rare naïveté, une sorte de combat perdu d’avance, admet son auteur, un acte citoyen totalement démodé pour faire de chacun de nous un homo politicus, et en cela « le couteau entre les dents » est absolument un échec, admet son auteur.

Hakeem b (france/algérie)
Je dis comment faire... (3 min. 10 - déc. 2002)
avec : Khalil
En septembre 2001, l’explosion et la destruction du World Trade Center a mis en marche une machine médiatique terrifiante. Un amalgame s’est créé entre les termes "islamiste" et "Islam".
« Je dis comment faire » est née de cette confusion de ce qui est dit et ce qui est tu.

Andreas GEDIN (suède)
Ich bin ein berliner (5 min. 14 -2000) Le Président Kennedy arrive à Berlin le 26 juin 1963 et dit :
"All free men, wherever they may live, are citizens of Berlin, and, therefore, as a free man, I take pride in the words "Ich bin ein Berliner."
Dans cette vidéo, un professeur allemand des plus académiques essaie de faire dire dans un allemand impeccable “Ich bin ein berliner” à un élève grec.

Jean-Michel ESPITALLIER (france)
Mieux vaut prévenir (3 min. 30 - 2004)
« Mieux vaut prévenir... » est un texte extrait de "En Guerre" paru en avril 2004 chez Inventaire-Invention. Par accumulation grotesque de noms de guerriers (ou de figures ridicules : Hulk, Rintintin, le gang de la banlieue sud, etc...), Jean-Michel Espitallier, fidèle à ses modes opératoires (liste, dérision, comique), parodie le discours de l’état-major américain qui, au cours de l’hiver 2002-2003, assurait que les Etats-Unis n’attaqueraient pas l’Irak, tout en amassant des troupes un peu partout dans la région. Ce texte a été ensuite « achiné » par Pierre-Alexandre Loy et Nicolas Frize pour être projeté sur un mur de l’hôpital Saint-Lazare à Paris, à l’occasion des "Nuits blanches" 2004.

yann beauvais (france)
Still Life (12 min. - 1997)
Cette vidéo fait se côtoyer plusieurs discours vis-à-vis du Vih / Sida. D’un côté, des textes écrits en anglais et en français (qui traduit quoi) apparaissent à l’écran à des vitesses variables et selon plusieurs modalités rythmiques, de l’autre côté sur la bande-son : des voix d’hommes. Les discours et les expériences du sida se croisent et font surgir par la fragmentation des modes d’énoncés qui articulent le politique au subjectif selon des modalités visuelles particulières. Le sida n’a pas disparu avec la tri-thérapie. On le banalise pour mieux l’occulter. Ce film s’inscrit aux travers de confrontations, des ruptures dans notre appréhension du vih et du sida.
Engagement d’un individu face à une civilisation qui promeut la disparition comme mode de vie. Il s’agit d’affirmer une altérité dans cette belle homogénéité aseptisée.

 
 
 
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