les activités
 
- à la Compilothèque/Bruxelles.

50 Quai des Péniches - Bruxelles
le 5 octobre 2009 à 19h30 : Dégâts collatéraux de la culture
cycle d’octobre 2009 à juin 2010


Philippe Van Cutsem propose un cycle de diffusion LA FABRIQUE DU CINÉMA.

Avec l’aide de Véronique Barani pour est-ce une bonne nouvelle
et de tous les artistes présentés.


LA FABRIQUE DU CINÉMA

A côté du cinéma dominant, celui de l’industrie des loisirs et de la culture, il existe un autre cinéma, animé par un mouvement qui ne fait que s’amplifier. Rendu possible par l’apparition des petites caméras numériques et des logiciels de montage, ce cinéma, qui se fait souvent en dehors des réseaux de production et de diffusion traditionnels, repose inlassablement la question de la nature même de l’acte cinématographique. Et cette question, dans la situation politique et sociale que nous connaissons, est bel et bien une question brûlante. Car il s’agit à travers tous ces films qui fleurissent un peu partout d’ouvrir de nouveaux espaces, vivants, vivables, respirables - des espaces communs - et d’opposer aux discours lénifiants et consensuels (quand ils ne sont pas de pure propagande) des formes qui s’inventent et qui donnent à penser.

Ce cinéma, dans toute sa diversité, renoue avec le geste de l’artisan mais aussi avec les origines mêmes du cinéma. Ce que l’outil numérique permet, ce sont des engagements souvent solitaires dans des entreprises parfois gigantesques (qu’on se souvienne de A l’ouest des rails), ce sont aussi des pratiques qui autorisent - comme pour le peintre ou l’écrivain - des temps de pensée, de maturation, de pause, aussi bien que des accélérations brutales dictées par l’urgence. Filmer, assembler, élaborer des méthodes, tisser des fils, dénouer pour renouer autrement, faire circuler la parole, varier les vitesses, faire fi des contraintes de production et de diffusion, des carcans normalisateurs, des genres, des cloisonnements… voilà ce qui entre autres anime ce cinéma en devenir.

Il s’agit donc de donner à ce cinéma une visibilité ; c’est à quoi ce cycle de projections se propose humblement de contribuer. La fabrique du cinéma, puisque c’est son nom, se voudrait aussi un espace de travail, de rencontre, d’échange et de discussion. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.
Philippe Van Cutsem


1- DÉGÂTS COLLATÉRAUX DE LA CULTURE

David ORTSMAN
Disneyland, le Premier Boulot de la Bonne

7’, 2002
collection est-ce une bonne nouvelle
http://eubn.org.free.fr/eubn/spip.p...

et

Yvan PETIT
Le tronçon

Production Sans canal Fixe
Vidéo, 16’, 2006

Frank GOURDIEN
La chaise

vidéo (téléphones portables)
35’, 2008

Bernard MULLIEZ
Art Security Service

88’, 2006


À suivre...

- Les gestes du travail
- Cinéastes voyageurs
- Texte/Image
- Documents
- En famille !
- Deux fois Marseille
- Performance

 
 
 
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