les activités
 
- au Centre d’Art Contemporan de Moldavie, KSAK

le 26 août 2009 À 18H00


À l’invitation de Lilia DRAGNEVA - Centre d’Art Contemporain de Moldavie, KSAK -
http://www.mail-archive.com/oberlis...

Sauts

Une proposition et une présentation de Veaceslav DRUTA


- /présentation/ de l’association est-ce une bonne nouvelle

- /diffusion/

Œuvres vidéos de Veaceslav Druta
Né en 1972 à Chisinau, en République de Moldavie. Dans ses réalisations artistiques, il s’interroge sur les changements à l’oeuvre dans les pays de l’Europe de l’Est depuis 1990, en s’inspirant de l’esthétique de la culture populaire balkanique.
Ses vidéos et installations mettent en scène des situations dans lesquelles des personnages tentent de s’opposer aux forces d’un milieu environnant qui semble agréable, en apparence. Annie Zimmerman/revue Urbanisme
http://www.veaceslavdruta.com

Sauts - 1 min. 30 - 2007
“Sauts” est une posture de mon travail envers l’acte de création comme envers un jeu d’enfant.
Ici, un jeu avec l’animal. Sans intention de métaphores.
Comment bloquer le langage parlé, ne pas traduire en mots les images que l’on voit ? Est-il possible de ne penser à rien, de brefs moments, pour juste regarder le monde ?

Still life to the other side - 2008

Les acteurs de cette vidéo effectuent leurs actions sous l’eau, la caméra étant au dessus de la surface. La contrainte de ce dispositif pose des difficultés tant pour le jeu des acteurs que pour le tournage lui-même. Un dispositif pour induire une subtile perception d’indiscernabilité pour le regardeur.
On ne peut voir l’eau, juste l’effet qu’elle produit sur la lumière. L’eau est ici un filtre qui transforme légèrement la lumière qui la traverse pour caresser les corps, et provient de ces corps pour pénétrer l’objectif de la caméra.
Les mouvements sont eux aussi filtrés ; seuls ceux emprunts d’une extrême lenteur ont été gardés.
La douceur apparente à l’image est en fort contraste avec la réalité de l’état des acteurs, de leur jeu privé de respiration, exigeant d’extrêmes précautions afin de ne pas déformer leur image par les ondes de l’eau.

Celesta - 3 min. 20 - 2008

Quelques pelleteuses filmées en plongée travaillent avec une surprenante coordination de gestes.
Au premier regard, celles-ci ressemblent à des jouets.
Les sons cristallins d’une valse transforment cette scène du travail effectué par ces lourds engins en une danse aérienne.
Ce film est également un travail sur l’échelle et la perception qui en découle.

Vols - 2 min. - 2007

Un jeune garçon est projeté dans l’air. Il y reste ainsi suspendu. Les mouvements répétitifs de son corps rappellent des pulsions. Un jeu ? Si nous ne pouvons nous élever dans les airs, lui ne pourra toucher le sol.

Moldova, summer 2007

Entre-temps de Christian Barani
31 min. 30 - 2006

Images tournées au Népal en mars 2005
Une marche dans une vallée qui contourne le Manaslu. La présence fantomatique mais bien réelle des maoïstes m’empêche de filmer dans les premiers jours.
Puis les militaires disparaissent, l’image peut exister.
Durant cette avancée, une caméra super8 capte le temps de la marche où l’esprit glisse, se fragmente, se boucle, s’émeut et une caméra vidéo enregistre le temps qui se déploie.

Kazakhstan, naissance d’une nation de Christian Barani et Guillaume Reynard
64 min. - 2008

Dans le chantier de la nouvelle capitale kazakhe, Astana, le portrait saisissant d’une société dirigeante qui du passé soviétique fait table rase. En 1998, sept ans après l’indépendance du pays, le dictateur président kazakh Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d’Almaty à Akmola, rebaptisée Astana, dans les steppes du nord. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre la nouvelle oligarchie, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. Un discours présidentiel de 1997 sur l’avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux "trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres", les infinies promesses du marché.
Les fictions du réel
Film après film, Christian Barani et Guillaume Reynard construisent un portrait sensoriel et fragmenté du Kazakhstan. Leur attention aux paysages, aux gens, aux sons ou objets du quotidien donne au spectateur le sentiment de vivre concrètement l’expérience du voyage, dans son étrangeté et dans sa séduction. Ici, sous les néons des discothèques et des salons d’apparat, de réception en visite guidée, ils nous promènent à travers les fantasmes d’un nouveau monde capitaliste en construction, symbolisés par le futurisme fantomatique de la ville nouvelle. S’attachant à représenter "la fiction qui dans chaque scène semble avoir précédé le réel", jusque sur un tournage du cinéaste Darejan Omirbaev, ils s’aventurent aussi dans l’envers du décor, d’une baraque de chantier à une maisonnette bientôt expropriée. À travers une oligarchie ex-soviétique en pleine expansion, un portrait mélancolique et poétique de la mondialisation. Isabelle Berelowicht

 
 
 
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