les activités
 
- Centre Georges Pompidou - cinéma 2

6 rue Beaubourg - 75004 Paris
le 14 novembre à 19h00


Dans le cadre du Cycle Film & Co
carte blanche à Edson Barrus

Edson Barrus, artiste vivant à Paris et à Saõ Paulo, travaille avec la vidéo depuis près de dix ans. Il a fait de la caméra un outil essentiel de sa production. Il capture des images (dans le métro à Berlin, au cours d’une manifestation à Paris), les cadre au plus juste (rua Lavradio à Rio de Janeiro, une cuisine à Catskill) et crée des images très plastiques (l’eau sous toutes ses formes) en utilisant des appareils de filmage discrets : un appareil photo numérique et un téléphone portable. Le son, jamais illustratif, est traité à égalité avec l’image dont il vient renforcer la présence.
Pratiquer la vidéo permet à Edson Barrus d’agir sur le quotidien en le transformant en travail artistique, pour autant que l’on considère ce travail comme une activité sociale.

Soirée en présence de l’artiste


Formigas urbanas - 13 min. - 2002/2004

Cette vidéo a été réalisée du balcon d’un appartement à Rio-de-Janeiro où le recyclage est un mode de vie pour quelques "sans abri" ; ces personnes sont des hommes de tractions, ils transportent leurs outils de travail comme moyen de subsistance et poids de la vie.

Aguagrande - 6 min. - 2006

Cette vidéo a été présentée au Festival Evolution 2007, Leeds.
Il s’agit d’une plongée visuelle à la rencontre des eaux, le flux, l’écoulement, le devenir ouvert des images et des sons, l’eau à la dérive, les surimpressions des images et des sons prises au moyen d’un appareil photo numérique font jaillir des textures et la matérialité de l’eau sous diverses formes.

This is my heart - 1 min. 54 - 2004

Dans le métro de Berlin, une femme noire monte à une station tenant à la main un tesson rouge, elle crie : « This is my heart » (ceci est mon cœur).
Ces paroles entrainent le silence pendant le reste du voyage. Et l’on se demande : où gardons-nous nos préjugés ?

Pagina virada - 10 sec. - 2006

Tout, dans cette vidéo, prend plus de temps et d’espace que ce qui est donné à voir. Une page dans la presse (et dans l’histoire ?) qui s’y tourne. Yasser Arafat et tout ce qu’il a représenté pour la Cause Palestinienne, c’est une page tournée, en un « clin d’œil ».

La Choukrane - 8 min.07 - 2007

Premier film réalisé avec un portable, lors d’un voyage au Maroc à la fin de l’hiver, début du printemps 2007.
Un film qui tisse les lieux de Casablanca, à Agadir en passant par Marrakech et les montagnes de l’Atlas. Les textures, les couleurs des paysages traversés se mêlent à la basse définition du portable en créant des mosaïques visuelles qui parfois s’abiment dans la blancheur ou l’obscurité aux sons d’un collage sonore décalé.

Mode d’emploi (Cookmovie) - 15 min. - 2007

Un soir à Catskill, Keith Sanborn prépare le diner qui suivra la présentation des films d’Edson Barrus et yann beauvais au Bard College. Peggy Ahwesh se mêle à la conversation tandis que keith et yann conversent et préparent un plat. Dans la cuisine de la maison de Keith et Peggy, une capture d’un moment rare.

Palestine libre - 1 min. 54 - 2004

Un drapeau flotte, des slogans scandés lors d’une manifestation anti-Bush à Paris, un lyrisme dynamique.

Das dunas so’ sei dizer isto - 5 min. - 2007

Le paysage de dunes de sables ne paraît pas se transformer, c’est un endroit calme, et pourtant au moment du filmage de ces dunes du Ceara, le vent, les bourrasques sculptaient le paysage. L’installation permet d’arrêter le temps, de le figer, et ce par-delà la reprise incessante de deux boucles, l’une sonore l’autre silencieuse pendant près d’une heure ; la répétition facilite l’appréhension de cet espace en transformation constante. C’est un objet particulier qui ne requiert pas toute notre attention. Les dunes changent à l’écran autant qu’elle ne changent pas ; elles sont là. Le film s’en fait l’écho. Tout est bouleversé, mais rien n’a vraiment changé. La vidéo est alors un bloc de temps que l’on investit ou pas, presque un papier peint, ou plus exactement une ambiance, qui se distingue des travaux « ambiant » par la crudité du son. Ici, ce n’est pas le se sentir mieux, ni l’être au monde serein qui s’expose, c’est la violence, l’inconfort de la nature qui s’impose au regard. yann beauvais, 2007

ET....

un FILM SURPRISE INÉDIT - 2007

 
 
 
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