les activités
 
- ÉCOLE CAMONDO. Une proposition de Delphine MAURANT

266, boulevard Raspail 75014 Paris
Le 12 octobre 2004


avec l’aide de est-ce une bonne nouvelle

Cycle d’initiation à l’Espace, classe préparatoire de l’école Camondo, Paris, sur une invitation de Martine Dray, responsable de la section.

Les cinq sens étant le thème souhaité par l’école, nous verrons comment les artistes ont traité l’un ou l’autre ou l’ensemble des sens dans l’histoire de l’art et l’actualité. L’art contemporain sera privilégié, et pour l’un des quatre cours prévus, la création vidéo actuelle.

ARTISTES PRÉSENTÉS :
yann beauvais - Gérard CAIRASCHI - Sandra FOLTZ - J.C. FORTIER - Augustin GIMEL - Jérôme GRAS - Sabine MASSENET - Franck et Olivier TURPIN - Brigitte ZIEGER

crédit photographique : © Augustin Gimel (Je n’ai pas du tout l’intention de sombrer)


Sabine MASSENET (France) : la consultation

Augustin GIMEL (France) : Je n’ai pas du tout l’intention de sombrer.
4 min 45 - 2002
Magma de béton, de verre et de métal d’où émerge une fente claire, faille-frontière entre obscurité et lumière. Lutte du concret et de l’éthéré.

Gérard CAIRASCHI (France) : (Eden). 6 min 34 - 2004
L’exploration des limites de notre monde sans cesse exile son centre - son Eden - comme la découverte des mécanismes de notre enveloppe corporelle a déplacé son centre du coeur vers le cerveau. La vidéo EDEN joue de collusions visuelles, de représentations véhiculées par diverses cultures, réminiscences de nos rêves, de nos mythes, de nos désirs, de nos espoirs et de nos peurs.

Brigitte ZIEGER (Allemagne) : Serial self. 4 min 44 - 1999
L’image est en noir et blanc. Une femme, se regarde dans un miroir. Elle caresse ses cheveux tout en malaxant sa natte courant le long de son épaule. Au fur et à mesure de ses gestes, la tresse se déstructure.

Sandra FOLTZ (France) : La femme à plusieurs voix. 5 min 17 - 2002
La femme à plusieurs voix interroge l’identité d’un personnage à travers le timbre d’une voix. Cette vidéo a été conçue à partir d’un questionnement sur la manière de lier de manière crédible la parole, le texte et l’image. J’ai choisi volontairement de me limiter à des éléments très simples : un personnage, un lieu, un texte. Du fait de la présence du livre à l’écran et de la lecture, le texte n’appartient pas au personnage qui le dit. Il n’y a pas de jeu d’acteur. C’est la voix seule par son timbre qui se charge de tracer l’identité incertaine du personnage présent à l’écran. extrait du livre de Claudio Magris, Les voix.

Julie-Christine FORTIER (Québec) :
- Shift. 1 min 30 - 1999
Après avoir filmé les yeux de personnes rencontrées lors d’un voyage, Julie-Christine Fortier en a imprimé les regards pour les utiliser dans une vidéo-performance. Cette dernière est ici remaniée sous forme d’une succession de tête-à-tête aphones, mais visiblement volubiles. Le buste de la performeuse, analogue à un support de cartes postales, fait tournoyer les images des regards capturés pour les animer de sa présence, pourtant différée par l’entremise de ces images effeuillées.
- Mechanical rodéo. 1 min 40 - 2000 Vidéo-performance dans laquelle les circonvolutions oculaires d’une performeuse au visage statique, s’emballent au rythme d’une petite mécanique.
- Line up. 1 min 30 - 2001
Feu !

Jérôme GRAS (France)
- Gyroscopie#01. 5 min - 2003
"Il n’y a pas de déplacements qui ne soient "expériences" et réciproquement..."
Cette vidéo hypnotique à projeter au sol, fait partie d’un corpus d’interventions in-situ intitulé "Touring the Rurh" réalisé en 2003 et regroupant photographies, notes et actions vidéos. Un personnage marche sur un mur circulaire. Son déplacement est amplifié par un mouvement de la camera qui fait vaciller notre perception de l’espace... Peut provoquer des effets secondaires.
- Testing. 3 min - 2002
"Une compilation d’actions marquées par la tentative, l’échec pour sonder le réel et ses contingences..."
- Défi. 6 min5 0 - 2001
"L’Art est un sport comme les autres ; en conséquence, il nécessite un entrainement intensif..." Un personnage fait l’expérience douloureuse des principes de la "pensée positive" (self-motive) au travers d’une mise en scéne absurde.

Franck et Olivier TURPIN (France)
L’expérience du double.
« ...Le turpin-turpin, être non identifié, se déplace en paire siamoise. Depuis son enfance, ledit phénomène remplit les albums-photo ainsi que des mètres de petits films super 8. Ces représentations opèrent un redoublement du double qui en accentue encore l’homothétie des deux homo-sapiens. Les jumeaux Franck et Olivier Turpin en sont le centre, excluant les autres personnages qui s’effacent afin de révéler mieux cette incidence. Le jeu de rôle est là, simple et complexe. Franck et Olivier Turpin y sont entraînés depuis leur naissance surprenante et accidentelle. Et les « Siamoiseries », (« la Boxe », la « luTTe » et « Les demoiselles » sont enregistrées, telles des grimaces corporelles que ne renierait pas la physiognomonie, selon des modes de déplacement voisins du ressort et de l’effort burlesque et moderne d’un Jacques TATI. Les actions des acteurs forcent une mise en situation où le parcours dans le paysage revêt parfois la magie de la simple apparition. » Lise Guehenneux - septembre 1998
- Rollers. 1 min 45 - 1999
- luTTe IV. 3 min - 2000
- Les demoiselles. 4 min - 2001
- Sboaang. 2 min 26 - 2001
- Cars fight. 4 min 36 - 2002

yann beauvais (France) : Still life. 12 min 30 - 1997
Ce film fait se côtoyer plusieurs discours vis-à-vis du VIH / sida. D’un côté des textes écrits en anglais et en français (qui traduit quoi) apparaissent à l’écran à des vitesses variables et selon plusieurs modalités rythmiques, de l’autre côté sur la bande-son : des voix d’hommes. Les discours et les expériences du sida se croisent et font surgir par la fragmentation des modes d’énoncés qui articulent le politique au subjectif selon des modalités visuelles particulières. Le sida n’a pas disparu avec la trithérapie. On le banalise pour mieux l’occulter. Ce film inscrit aux travers de confrontations, des ruptures dans notre appréhension du VIH et du sida. Engagement d’un individu face à une civilisation qui promeut la disparition comme mode de vie. Il s’agit d’affirmer une altérité dans cette belle homogénéité aseptisée. Son Actus Tragicus de Jean Sébastien Bach, Blue de Derek Jarman, David Wojnarowicz et Ben Neil, yann beauvais.

 
 
 
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